Une belle tradition

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La guignolée des médias... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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La guignolée des médias

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Catherine Doré
Le Quotidien

CHRONIQUE / Gling ! Gling ! Gling ! Dimanche dernier, 10 h et quelques poussières du matin, j'entends le fameux bruit de cloche. Je faisais sans le moindre soupçon de honte la grasse matinée, mais voilà que je me retrouve à sprinter jusqu'à ma porte d'entrée pour accueillir le bénévole de la Guignolée.

J'étais, vous l'aurez deviné, en pyjama, avec des cheveux qui défient toutes les lois élémentaires de physique. Mais ça ne me gênait pas le moins du monde, il en avait probablement vu des dizaines dans mon état depuis le début de sa tournée. Sauf que le gentil bénévole a jeté un oeil sur l'état de ma cuisine et il n'a pu s'empêcher de lever un sourcil. J'ai pris le montant que j'avais mis de côté pour l'occasion, je l'ai lancé dans le bas rouge, et je lui ai souhaité une bonne journée. C'est à ce moment que je me suis retournée et que j'ai compris ce qui clochait. C'est que j'ai tendance à tout laisser mes trucs sur ma table de cuisine en arrivant de travailler, et de ranger le lendemain. Le hic, c'est que ce matin-là, ça avait davantage l'air du contenu d'un conteneur de la ressourcerie un 2 juillet que d'une cuisine. Tant pis. 

J'étais toutefois bien fière de voir que les Saguenéens et les Jeannois avaient fracassé leur record avec 235 000 $ d'amassés. Chapeau ! Ce que je voudrais vraiment savoir, c'est comment Dolbeau-Mistassini est parvenu à amasser 47 000 $, considérant que 16 000 personnes habitent dans la capitale du bleuet, selon Statistique Canada. C'est environ 3 $ par personne, bébés et personnes alitées compris. Vous avez toute mon admiration !

Un petit don

Je ne sais pas pourquoi, mais il est toujours plus facile de donner avant les Fêtes qu'en plein été. Et pourtant, comme le mentionnent tous les organismes, la misère ne s'arrête pas quand le mercure se réchauffe, bien au contraire. Mais voilà qu'on est (presque) tous pareils et qu'on se découvre une générosité à deux semaines de Noël. Pour enlever un peu de culpabilité ou pour une question de tradition, ce n'est jamais bien clair !

Je lisais récemment une étude sur les dons. En gros, ça disait que les collectes de denrées ne devraient plus avoir lieu. Parce que ça demande beaucoup de gestion, que ce soit pour ramasser les produits ou pour planifier en fonction des dates de péremption, ça devient moins rentable que d'amasser une bande d'ours polaires métalliques. 

Sauf que - et ce « sauf que » est important -, les gens préfèrent donner des cannes de conserve. C'est plus lourd, ça donne l'impression d'être plus généreux que de donner un p'tit deux. Peu importe si l'organisme se retrouve avec 456 boîtes de pois verts !

Alors, qu'est-ce qu'on fait ? On continue de donner, tout simplement. L'étude a beau dire ce qu'elle veut, c'est encore mieux gérer des denrées que les gens ont prises de leur panier d'épicerie pour les déposer dans la boîte en sortant du commerce que des gens qui ne donnent pas parce que le porte-monnaie est rendu déjà loin...

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