Les cours d'éduc

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CHRONIQUE / L'éducation physique. L'éduc. La hantise de mon secondaire. (Photo 123RF)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

CHRONIQUE / L'éducation physique. L'éduc. La hantise de mon secondaire.

Oui, j'étais l'une de ces adolescentes qui tentaient par tous les moyens de « rester sur le banc » pendant mes cours d'éduc. J'ai détesté ces cours dès mon secondaire un. J'étais pourtant une jeune fille bien dans sa peau. Mais faire du sport était pour moi une véritable torture. Donc, les traditionnelles défaites pour ne pas « jouer », je les ai toutes essayées. 

Les « j'ai oublié mes vêtements de sport », « je suis menstruée » et « j'ai mal au coeur », je les ai sorties à de nombreuses occasions. Comme toutes les filles qui n'en avaient rien à faire de pratiquer nos manchettes de volley-ball pendant 50 minutes. À ce propos, c'était bel et bien de la torture de contraindre les élèves à faire des foutues manchettes durant 50 minutes. J'ai encore les avant-bras rougis par cette époque douloureuse...

Si je détestais autant les sports d'équipe, c'est aussi parce que je n'étais pas très douée. À vrai dire, j'ignore si j'étais mauvaise ou simplement paresseuse, mais disons que je ne performais pas plus qu'il ne le faut. Et, le problème, c'est que je mesurais déjà 5' 8'' à 15 ans et qu'on me choisissait régulièrement pour faire partie des équipes. 

« Patricia doit être bonne au basket, elle est grande. »

Faux. J'étais archi mauvaise. Et j'avais la pression de ne pas décevoir le beau gars qui m'avait choisi dans son équipe... Je vous jure, les cours d'éduc étaient un supplice, semaine après semaine. 

Et je n'étais pas la seule à vouloir rester sur le banc du gymnase. Je me souviens des cours de natation en première secondaire, durant lesquels les filles se baignaient avec des shorts et un t-shirt par-dessus leur maillot. À 11 ou 12 ans, plusieurs adolescentes ne sont pas très chaudes à l'idée de se balader en maillot devant leurs confrères de classe et leur prof... 

Mais le pire, quand on était l'une de ces filles qui détestaient les cours d'éduc, c'était le regard méprisant des filles qui adoraient les cours d'éduc. Elles nous qualifiaient de « pitounes » et croyaient que si nous ne voulions pas jouer, c'était de peur de nous casser un ongle...

Bon, je l'admets, c'était un peu vrai. Et nous étions quelque peu ridicules avec nos détours et nos défaites pour ne pas jouer au badminton. Surtout que les profs ont vite réglé le problème des « j'ai oublié mon linge », en nous offrant gentiment le costume d'éduc de rechange « one size » qui trainait dans le débarras.

Et je peux vous dire qu'enfiler ces bermudas qui avaient sans doute appartenu jadis au prof de 48 ans, c'était bien pire que faire semblant de jouer au volleyball...

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