Choix de carrière

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La chroniqueuse a commencé ses études collégiales en... (Archives)

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La chroniqueuse a commencé ses études collégiales en arts et lettres.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

CHRONIQUE / J'ai longtemps hésité sur mon choix de carrière. À vrai dire, enfant, je n'ai jamais vraiment su ce que je voulais faire lorsque je serais grande. Ah oui, j'étais convaincue que je deviendrais une grande actrice, mais bon, il faut croire que je n'étais pas destinée à une carrière hollywoodienne...

Les innombrables tests d'orientation réalisés au secondaire dévoilaient que j'étais douée artistiquement et que j'avais «besoin de communiquer».

Je me suis donc inscrite en Arts et lettres au cégep, puisque je n'avais encore absolument aucune idée de ce que je voulais faire. À 17 ans, on a encore de la misère à se brancher sur notre look, alors imaginez sur notre choix de carrière. Bon, certains savent qu'ils seront médecins, pompiers ou policiers depuis qu'ils sont petits, mais c'était loin d'être mon cas.

Donc, je m'inscris en Arts et lettres, histoire de m'ouvrir les portes à l'université. Mais c'est pendant mon DEC que j'ai commencé à m'intéresser au programme Art et technologie des médias du Cégep de Jonquière. Hésitant entre ce programme et celui de communications de l'université, j'ai pris rendez-vous avec l'orienteur du cégep où j'étudiais.

Analysant mon dossier scolaire, la gentille dame m'avait dit que, de toute façon, je ne serais jamais acceptée en ATM. J'avais un assez bon dossier scolaire au niveau du secondaire, mais celui du collégial se gâtait légèrement. En effet, à 17 ans, aller à ses cours, lorsqu'ils ne nous intéressent pas tellement, est nettement moins intéressant que passer l'après-midi avec son nouveau chum... J'ai donc moins bien performé durant mes deux premières années de cégep que durant les années précédentes. «Tu ne seras même pas contactée pour les tests», m'avait dit l'orienteur.

Je me souviens que ce soir-là, je suis retournée chez moi la mine basse. Pour une fois qu'un plan de carrière m'attirait.

En y pensant, je me suis dit que ça ne me coûtait rien d'essayer. Alors, j'ai envoyé ma candidature, en me jurant que si j'étais appelée, j'irais montrer fièrement ma lettre à la dame qui m'avait découragée.

Comme de fait, on m'a conviée pour les tests, qui visaient alors à évaluer notre niveau de culture générale et nos connaissances en actualité. Je n'ai jamais autant écouté les nouvelles que durant les semaines qui ont précédé ces fameux tests. C'était à l'époque où le pape Jean-Paul II agonisait. Je m'en souviendrai sans doute toute ma vie.

Non seulement j'ai été conviée aux examens, mais je les ai sûrement assez bien réussis, puisque j'ai finalement été admise en ATM dès mon premier essai.

Finalement, je ne suis jamais retournée voir la dame qui m'avait prédit que je ne serais pas acceptée. J'aurais peut-être dû. Mais bon, ce n'est pas trop mon genre... Et je me dis que, peut-être, elle me lit aujourd'hui!

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