Le temps qui passe

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CHRONIQUE / Votre chum part trois semaines construire des bâtisses dans le... (123rf)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

CHRONIQUE / Votre chum part trois semaines construire des bâtisses dans le Grand Nord québécois et ces 21 jours vous paraîtront une éternité. Les secondes vous paraîtront des heures, les jours des semaines et les semaines des mois.

Au contraire, si vous êtes condamné à mort et que le jour de votre exécution est dans trois semaines, ces 21 jours s'envoleront en un temps record...

Le temps qui passe. Quel concept étrange.

Bon, je l'avoue, mon exemple de condamné à mort est légèrement exagéré. Mais pourquoi le temps semble-t-il une éternité lorsqu'on voudrait qu'il passe plus vite et qu'il s'envole à une vitesse folle lorsqu'on voudrait qu'il s'arrête?

Pourquoi la route est-elle deux fois plus longue lorsqu'on se rend à un endroit désiré? Pourquoi les heures s'écoulent en un rien de temps lorsqu'on les passe en bonne compagnie?

Ne trouvez-vous pas ça mal fait?

J'aurai 30 ans dimanche. Trente ans. Ouch.

J'ai commencé à penser au temps qui passe la semaine dernière, lorsque je suis allée au Cégep de Jonquière pour réaliser une entrevue. J'ai étudié dans cet établissement et je n'avais pas monté les marches qui mènent au centre social depuis huit ans. Huit ans! Je n'en revenais pas lorsque j'ai calculé ces années qui séparent l'obtention de mon diplôme à aujourd'hui.

À la fin du mois d'octobre, j'aurai huit ans d'expérience journalistique derrière la cravate. Il me semble que c'était hier, la première fois que j'ai interviewé le maire de Saguenay. Il me semble que ça ne fait pas si longtemps, la première fois que j'ai couvert une élection provinciale. Eh non, c'était il y a huit ans. Pourtant, je me considère encore comme une jeune journaliste qui a tout à apprendre.

Je vous entends déjà me dire que huit ans, ce n'est rien. Peut-être, mais si je vis jusqu'à 80 ans, des blocs de huit ans, j'en vivrai seulement 10. Et quatre d'entre eux sont déjà derrière moi. D'un autre côté, si je vis jusqu'à 80 ans, il me reste encore 50 ans devant moi.

Et, à bien y penser, ces 30 dernières années n'ont pas si passé vite que ça. Il me semble qu'il s'est écoulé une éternité entre mes 10, alors que je n'étais encore qu'une enfant, et mes 18 ans, alors que je suis devenue une adulte. Pourtant, c'est le même nombre de jours écoulés qui séparent le moment où j'ai été engagée au Quotidien et aujourd'hui. Incroyable.

C'est connu, plus on vieillit et plus le temps passe vite.

Imaginez, ma vingtaine est déjà derrière moi. Je n'ai que 30 ans et, déjà, il me semble que le temps s'envole sans qu'on en prenne conscience. Imaginez lorsque j'en aurai 40, 50, 60... Vraiment, je ne suis pas sortie de l'auberge!

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