La matante «cool»

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CHRONIQUE / Je suis une matante. Par défaut, dois-je le préciser. C'est que je... (123rf)

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Catherine Doré
Le Quotidien

CHRONIQUE / Je suis une matante. Par défaut, dois-je le préciser. C'est que je suis dans cette période de la vie où tout le monde ressent le besoin urgent de mélanger son ADN avec quelqu'un d'autre pour créer un mini-humain. Tout le monde sauf moi, apparemment.

J'ai toujours été celle qui voyage, qui claque la porte quand elle en a envie ou qui ne refuse jamais une invitation à prendre un verre.

Mon cercle d'amis, toutefois, a été très productif. Lentement, les «petites choses» se sont ajoutées. Une à la fois. Au point où lorsqu'on se fait un souper entre amis, on est pratiquement surpassés en nombre!

Il y a trois ans, âge de la «doyenne» des petites princesses du groupe (il n'y a qu'un seul prince, pour l'instant!), tenir un enfant dans mes bras était l'équivalent de me donner une grenade dégoupillée.

Ça se ramassait vite dans les bras d'un autre! Pas question pour moi de tomber dans le piège, j'ai toujours eu l'intention d'être «libre, jeune et cool» le plus longtemps possible.

Mais je me suis adaptée. La première fois qu'un petit être a régurgité sur ma nappe préférée après le souper, je n'ai pas trop eu le choix que de réaliser que les choses avaient changées!

Puis, tandis que tout le monde discutait de modèles de poussettes ou de sa technique préférée pour endormir le p'tit dernier, je me suis retrouvée à préférer la conversation des petits. Plus intéressant.

Maintenant, quand les «adultes» préparent le souper, moi je suis à quatre pattes sur le plancher en train de jouer avec des camions ou j'écoute pour la énième fois le dernier film de Disney.

Au point où je ne me souviens pas de la dernière fois où j'ai réussi à avoir une discussion avec mes amis avant 19h30.

C'est qu'ils m'aiment bien ces petites bêtes-là. Et je dois avouer que moi aussi je me suis attachée, et ce, même si je retrouve parfois mon cellulaire avec une trentaine de photos de haut de tête enregistrées.

C'est comme ça qu'on se rend compte que ça va vite. Je suis encore celle qui voyage, qui claque la porte quand elle en a envie et qui ne refuse jamais une invitation à prendre un verre.

Mais je suis aussi celle qui achète des souvenirs pour les enfants de mes amis en tenant compte de la personnalité de chacun, qui est l'heureuse élue quand il faut tenir la main dans le stationnement ou qui ne peut prendre une place tant et aussi longtemps qu'on n'a pas décidé pour moi où j'ai le droit de m'asseoir (malheureusement, je dois me résoudre à choisir mon verre en dernier, quand les plus belles couleurs ont déjà trouvé preneur. Pffft!)

Bref, force est d'admettre que sans m'en rendre compte, je suis devenue une matante.

Mais au moins, je me console: je suis une matante cool!

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