Le défi

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Il y avait des livres gratuits sur les... (Photo Le Quotidien, Catherine Doré)

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Il y avait des livres gratuits sur les sièges de l'autobus pour se divertir, lorsque notre chroniqueuse a relevé le Défi sans auto, mercredi, à Saguenay.

Photo Le Quotidien, Catherine Doré

Catherine Doré
Le Quotidien

CHRONIQUE / Surprise! Je suis l'heureuse élue qui remplacera Laura Lévesque pendant son congé de maternité. Pour ceux qui ne me connaissent pas - faut dire que j'oeuvre davantage en coulisses -, je travaille au Quotidien depuis 2008. J'ai eu longtemps mon blogue sur le site du journal, mais pour votre santé mentale et la mienne, prière de ne pas me «googler». Voilà pour la petite présentation.

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Question de bien commencer ce nouveau partenariat avec ma collègue Patricia, j'ai suggéré de relever un défi: passer une journée sans voiture. C'était le Défi sans auto, mercredi, dans le cadre de la Journée mondiale sans voiture qui, elle, avait lieu...jeudi. Allez savoir.

Toute la journée, la Société de transport du Saguenay (STS) offrait ses services gratuitement. Une belle occasion de tester les circuits!

Mon agenda était raisonnable: cours à l'UQAC de 8h à 10h45, rendez-vous chez le dentiste à 13h et travail de 18h à minuit. Ça aurait pu être pire.

Comme j'habite à Chicoutimi-Nord, de l'autre côté du terrrrrribbbble (TERRIBLE!) pont Dubuc, je quitte généralement la maison à 7h25 pour arriver à l'université vers 7h50 (TERRIBLE JE VOUS DIS!). Grâce au très efficace planificateur de trajet de la STS, je vois que si je prends l'autobus qui arrive pile devant ma maison à 7h27, j'arriverai à 8h03. Pas trop pratique, surtout qu'il faut encore que j'arrive au bon local. Je doute que ma professeure, bien qu'elle soit une lectrice assidue du Quotidien, apprécie à ce point ma démarche.

Je me présente donc à l'arrêt de bus avec mon sac à dos, comme une sage fille, pour prendre celui de 6h57. Sachez, chers lecteurs, que la veille, j'avais fini de travailler à minuit. Le temps d'arriver à la maison, de faire un lunch pour le dîner du lendemain...Il ne restait plus grand temps pour les trucs facultatifs comme faire une brassée de lavage et dormir.

À 6h50, je n'avais pas exactement une mine festive. J'avais surtout peur que le chauffeur passe tout droit, car, soyons honnêtes, en cinq ans, je n'ai jamais vu quelqu'un à cet arrêt. À celui 15 m plus loin, si, mais le «mien» ? Jamais.

J'aimerais vous dire que l'expérience a été traumatisante, mais ç'a été un charme. Il y avait des livres gratuits sur les sièges pour se divertir, je suis arrivée à 7h25 devant l'université (j'aurais pu me lever plus tôt, avoir su!), j'ai marché jusque chez mon dentiste sous le chaud soleil. J'étais zen, même si j'ai calculé mes déplacements toute la journée. En soirée, j'ai fait du covoiturage avec une collègue qui habite près de chez moi. Normalement, elle finit plus tôt que moi, mais là, elle a été assez gentille pour m'attendre.

Ce qui a illuminé ma journée, toutefois, c'est la rencontre inattendue de Steeves un ancien collègue. Ce dernier utilise le transport en commun pour se déplacer: aller voir les bateaux à La Baie, prendre un café sur la Racine, etc. Ça lui permet de faire des rencontres de toutes sortes et de piquer un brin de jasette. «J'ai mon chauffeur privé», blague-t-il.

Le genre de truc qui nous fait nous demander pourquoi on reste seul, dans notre voiture, dans l'attente...de traverser le pont! Au moins, je me console: moi, j'ai relevé le défi!

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