J'ai échoué lamentablement

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CHRONIQUE / Mercredi 9h. (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Archives Le Quotidien, Michel Tremblay

Patricia Rainville
Le Quotidien

CHRONIQUE / Mercredi 9h.

Je me prépare à aller faire quelques commissions. Épicerie, banque et pharmacie figurent sur ma liste des endroits que je dois visiter. Je m'habille, me fais une couette et je me retrouve derrière le volant de ma voiture. Je vais à l'épicerie, puis je reprends le volant en direction de la pharmacie. Mes emplettes terminées, je fais un dernier arrêt à la banque puis je retourne chez moi. C'est en croisant un autobus de la Société de transport du Saguenay que je me suis souvenu. La Journée sans voiture. Oups.

C'est Catherine qui m'avait lancé le défi pour notre première chronique ensemble. À 9h, j'avais déjà échoué...

Pas fort, je l'avoue. Je me reprendrai en après-midi, que je me dis.

Je ne devais pas travailler ce jour-là, je me disais que ce serait donc un jeu d'enfant de laisser ma voiture sur le stationnement pour le reste de la journée. Quitte à m'enfermer dans mon appart, à remettre mes projets au lendemain et à passer la journée sur Facebook.

Eh bien, en plus d'avoir lamentablement échoué mon défi dès le départ, il s'avère que mon patron m'a demandé si je pouvais rentrer en soirée pour un quart de travail aux faits divers. Impossible, donc, de ne pas prendre le volant, puisque mon métier requiert l'utilisation de la voiture... Me voyez-vous, me rendre sur les lieux d'un accident dans la Réserve faunique des Laurentides, par exemple, en faisant du pouce? Je ne pouvais donc pas refuser de travailler sous prétexte que je ne pouvais utiliser ma voiture. Un moment donné, il faut bien gagner sa vie.

En soirée, mercredi, mon métier m'a amenée de Chicoutimi à La Baie, puis de La Baie à Chicoutimi pour y couvrir quelques événements. En transport en commun, je serais sans doute arrivée en retard à toutes mes assignations. Et ma chef de pupitre ne l'aurait pas trouvé très drôle.

Bon, au moins, j'ai été capable de laisser ma voiture sur le stationnement du journal, puisque mon cher photographe a eu l'amabilité de m'amener avec lui sur les différents lieux de couverture. Rien d'exceptionnel, toutefois, puisque chaque fois que j'ai l'occasion d'embarquer dans la voiture des photographes, je le fais. Alors on ne peut même pas dire que j'ai fait du covoiturage. Double lamentable échec...

Je n'ai donc pas utilisé le transport en commun une seule fois durant la Journée sans voiture. J'ai roulé une centaine de kilomètres cette journée-là. Et j'ai même ignoré l'homme qui faisait du pouce sur le boulevard Saint-Jean-Baptiste. Le pire dans tout ça? Je ne me suis même pas sentie coupable. Parce que je me suis dit que ce serait meilleur si j'échouais, puisque ma nouvelle co-chroniqueuse, elle, a relevé le défi haut la main. Laissons-lui les honneurs pour commencer.

Je n'ai vraiment aucun orgueil.

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