Mon bonbon de la semaine

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CHRONIQUE/ Tout a commencé il y a cinq ans, lorsque notre patron nous a... (123rf)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

CHRONIQUE/ Tout a commencé il y a cinq ans, lorsque notre patron nous a demandé, à Laura et à moi, si nous voulions remplacer un collègue chroniqueur en congé maladie. Le remplacement ne devait durer que quelques mois. Finalement, le collègue est rentré au boulot au sommet de sa forme. Mais nous sommes encore là, nous partageant la page d'Une fille à l'autre depuis ce temps.

Lorsqu'il nous a proposé de relever ce défi, mon patron a sans doute vu mes yeux s'illuminer. Écrire une chronique toutes les semaines? Voilà un rêve que je caressais en secret. À mon âge, c'était une offre qu'on ne pouvait tout simplement pas décliner.

Toute mon enfance et mon adolescence, j'ai vu ma mère signer une chronique, parfois quotidienne, d'autres fois hebdomadaire. Lorsque d'illustres inconnus l'arrêtaient dans une allée d'épicerie pour lui jaser de son dernier papier, je rêvais d'être comme elle lorsque je serais grande.

Durant ces cinq dernières années, je n'ai pas hésité à vous faire part de mes états d'âme, de mes péripéties, de mes opinions. Je me suis inspirée de l'actualité, de mes proches et surtout de mes chers collègues mâles qui, parfois, faisaient ressortir la féministe en moi par leurs propos complètement machos. Je taquine d'ailleurs mon chef de nouvelles, Normand, qui est devenu ma muse au fil des années.

Je n'hésite pas non plus à vous confier des passages de ma vie plus personnels, me disant que certains d'entre vous pourraient s'y retrouver.

Bien que j'adore mon travail de journaliste, rédiger une chronique hebdomadaire est mon bonbon de la semaine. Ma cerise sur le sundae. Un défi souvent difficile, puisque mes fonctions de journaliste ne me permettent pas de commenter des sujets d'actualité comme le font la majorité des chroniqueurs. Vous comprendrez que je ne peux dire mon opinion sur les agissements du maire Jean Tremblay si je l'interviewe le lendemain. Je ne peux non plus pester contre l'état de nos routes puisque je peux être appelé à couvrir une conférence du ministère des Transports la même semaine.

Oui, le principal défi a été de s'entendre sur des sujets «légers», semaine après semaine. Il y a eu des chroniques plus plates que d'autres, mais il y a aussi eu des textes qui ont suscité bon nombre de réactions. C'est d'ailleurs le plaisir principal du chroniqueur: les commentaires des lecteurs. Bons ou mauvais.

Maintenant que ma chère collègue me quitte (n'ayez crainte, elle reviendra!), je continuerai à tenir cette chronique chaque semaine. Histoire de garder intact le concept original, je serai accompagnée d'une nouvelle fille. Qui? C'est une surprise!

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