Histoire de cahier à anneaux

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CHRONIQUE / J'ai osé dire, il y a quelques jours, que j'avais hâte à l'automne.... (123rf)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

CHRONIQUE / J'ai osé dire, il y a quelques jours, que j'avais hâte à l'automne. Vous savez, il y a une loi non écrite qui nous interdit d'affirmer qu'on est un peu tanné de l'été. Alors, lorsque j'ai hâte d'enfiler un chandail de laine et de m'emmitoufler dans une couverture pour écouter mes téléromans, je me tais, histoire de ne pas subir les regards de haine se poser sur moi. Parce que je le sais très bien: l'été est la saison préférée de la plupart des gens. L'été rime avec chaleur, soleil et, surtout, vacances.

Personnellement, je passe l'été à courir les piscines, les plages et les airs climatisés. Je peste en silence lorsque je sue un peu trop à mon goût. Je plains ceux et celles qui n'ont pas la chance de travailler dans un établissement frais. Et, ancienneté oblige, j'attends à l'automne pour prendre mes vacances. Je l'avoue, je suis de ces rares personnes qui ont hâte aux premières neiges. Vous pouvez me juger, je sais qu'il est interdit de dire de telles horreurs.

Peut-être que j'aime l'automne parce que j'ai toujours attendu la rentrée scolaire avec impatience. Les nouveaux amis, les nouveaux béguins, la nouvelle garde-robe; la fillette que j'étais avait des papillons dans le ventre la veille de la rentrée scolaire.

D'ailleurs, enfant, j'adorais aller acheter mes fournitures scolaires en compagnie de ma mère, même si elle refusait de m'acheter les 10 cahiers à anneaux, les huit boîtes de mouchoirs, les 14 cahiers Canada et la boîte de Prismacolor neuve requise à chaque rentrée scolaire.

Les écoles exagèrent, qu'elle disait. Et elle avait sans doute bien raison.

«Je vais me faire écoeurer si je n'ai pas tout comme tout le monde!», que je lui disais, au bord de larmes devant les étalages de Bureau en gros.

«Mais non, tu vas t'en tirer très bien. Tu n'as pas besoin de 10 cahiers à anneaux, c'est ridicule», qu'elle me répondait.

Encore une fois, ma chère mère avait raison. Je réussissais à terminer l'année scolaire sans incident majeur concernant ma petite quantité de cahiers à anneaux.

Et je comprends maintenant son point de vue, surtout lorsque j'entends mes proches qui ont des enfants. Le mois d'août n'est même pas terminé qu'ils courent les magasins et sortent leur carte de crédit pour que leur progéniture puisse prendre le chemin des classes.

Par chance que l'école est gratuite. Sur ce, bon début des classes aux petits et aux plus grands!

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