Histoire de piscines

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CHRONIQUE / Je fréquente beaucoup les piscines publiques extérieures cet été.... (123rf)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

CHRONIQUE / Je fréquente beaucoup les piscines publiques extérieures cet été. C'est que j'essaie de m'entraîner un peu pour devenir la prochaine Oleksiak. Bon, j'ai bien du travail à faire, étant donné que je passe le plus clair de mon temps à me prélasser au soleil sur ma serviette et que je préfère patauger plutôt que de m'adonner à la nage papillon... Je laisserai donc les honneurs à notre jeune Penny nationale.

Mais bon, les piscines municipales sont une vraie mine d'or de distraction. Il faut dire que j'ai un petit côté voyeur. J'adore observer les autres baigneurs. Ce n'est pas leur physique qui m'intéresse, mais plutôt leur personnalité. J'aime écouter leurs conversations, analyser leurs habitudes, les voir interagir avec leurs enfants. Ils n'y voient que du feu, moi qui, cachée derrière mon livre et mes lunettes de soleil, je les analyse en secret.

Comme cette dame qui, assise sur une chaise soleil, raconte des histoires interminables concernant l'achat d'un gâteau de fête ou qui discute de la façon de se rendre au centre-ville de Montréal en voiture pendant des heures. Elle parle à son mari qui, lui, ne fait qu'acquiescer et qui semble être totalement épuisé lorsqu'il ramasse ses effets personnels en quittant les lieux à 17h.

Ou comme ces deux parents qui se baignent alors que leur petite fille attend tristement sur le bord de la piscine, car elle n'a pas son maillot de bain.

Ou comme ce monsieur qui me regarde du coin de l'oeil chaque fois que je me dirige vers la piscine. Il doit avoir la même passion que moi pour l'analyse des gens, que je me dis...

Je change de piscines régulièrement, afin qu'on ne me démasque pas. Je suis même allée jusqu'à fréquenter les piscines publiques de Québec et de Lévis, où je passe beaucoup de temps cet été.

Si les habitudes et les conversations ne changent pas vraiment d'une ville à l'autre, il y a un gros détail qui m'a sauté aux yeux. Le port du casque de bain. Oui, ce fameux casque de bain...

À Saguenay, toutes les piscines publiques exigent le port de cette horreur. Même les chauves doivent l'enfiler, c'est bien pour dire. Mais la minute où on traverse le Parc, hop, les piscines extérieures ne l'exigent plus.ontréalaises n'ont pas ce règlement.

On m'a dit que c'était à cause des cheveux. Eh bien, j'ai remarqué que les gens de Québec, de Lévis et de Montréal avaient également des cheveux. Ça ne doit pas faire une bien grande différence, surtout que les piscines extérieures des grandes villes sont beaucoup plus achalandées que les nôtres.

Alors, Saguenay, est-ce vraiment nécessaire de nous contraindre à porter le bonnet de bain? Parce que ça commence à me coûter pas mal cher d'essence pour aller me baigner à Québec.

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