Vue sur la rivière

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La piscine publique de Notre-Dame-du-Portage offre une vue... (Photo courtoisie, Tourisme Bas-Saint-Laurent)

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La piscine publique de Notre-Dame-du-Portage offre une vue imprenable sur le fleuve.

Photo courtoisie, Tourisme Bas-Saint-Laurent

Laura Lévesque
Le Quotidien

CHRONIQUE / Visiter le Québec donne parfois des idées. On compare les infrastructures, les routes, les attraits.

En me rendant à Notre-Dame-du-Portage, pour une petite escapade de deux jours en juillet, je ne pensais jamais tomber sous le charme d'une piscine municipale. Mais ce petit village du Bas-Saint-Laurent possède sans doute l'un des plus beaux bassins publics du Québec. La piscine offre du moins l'un des plus beaux panoramas.

Située sur la rive, elle donne une vue imprenable sur le fleuve avec ses baies vitrées. Un peu comme ces piscines qu'on voit à l'étranger dans des pays exotiques. Bon, sans la piña colada à la main, les G.O. en maillot et les chaises longues matelassées. Mais cette localité a su bien choisir son emplacement pour installer ce bassin utilisé par les résidants et les touristes.

Est-ce qu'on peut en dire autant dans la région? La jeune nageuse robervaloise que j'étais (le genre à faire des compétitions amicales), aurait aimé avoir un bassin sur le bord du lac Saint-Jean. Réaliste, je me disais que c'était sans doute un investissement trop important pour une infrastructure qui ne sert que deux mois par année.

Saguenéenne depuis quelques années, j'ai transposé ce rêve à Chicoutimi. Une plage urbaine avec une piscine d'au moins 25 mètres sur la zone portuaire, ça serait magnifique.

En attendant ce jour, j'ai utilisé les nombreuses piscines de Saguenay. Certaines sont plus que convenables. Mais aucune ne m'a offert ce sentiment qui m'a envahi au Bas-Saint-Laurent. Oui, une piscine, ça me fait de l'effet, vous aurez compris.

Si un village de 1145 habitants est capable de se payer une telle infrastructure, Saguenay aussi, non?

Avant de sauter trop vite aux conclusions, j'ai appelé le directeur général de la municipalité. Cette piscine est un joyau apprécié de tous. Mais il a admis qu'il serait difficile de construire un tel bassin aujourd'hui.

Cette piscine a été aménagée en 1965, pendant les «travaux d'hiver». L'expression fait référence aux travaux financés par les gouvernements lorsque l'économie était affectée par une crise financière ou lorsque les taux de chômage étaient très élevés.

«À ce moment, c'était moins coûteux de construire une telle piscine. Peut-être qu'en 2016, ça serait plus difficile», répond le directeur général, Louis Breton, ajoutant qu'un projet de deux millions$ pour la construction d'un bâtiment multifonctionnel sur le site de la piscine est à l'étude.

Le bassin d'eau salé et même chauffé a bien vieilli. Plus de 50 ans après sa construction, il est encore en bon état et la municipalité n'a pas investi massivement pour des réparations. «On a juste fait un bon entretien», me dit M. Breton, rappelant que la piscine ne s'autofinance pas, comme la grande majorité des bassins publics.

Malgré les contraintes d'aujourd'hui, je rêve toujours à cette piscine bordant la rivière Saguenay ou le lac Saint-Jean.

Avec la récession économique et le peu de chantiers en cours, Ottawa pourrait relancer une nouvelle forme de travaux d'hiver. Ce n'est pas Justin Trudeau qui avait un plan d'infrastructure pour stimuler l'économie?

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