Je ne me souviens plus...

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CHRONIQUE / Rouler sur les routes du Québec pendant la saison estivale rappelle... (Photo 123RF)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

CHRONIQUE / Rouler sur les routes du Québec pendant la saison estivale rappelle à quel point la Belle province regorge de mauvais conducteurs. Je ne parle pas de vitesse excessive ou de ralentissements causés par des touristes qui admirent la vue. Je n'oserai jamais rouspéter devant une automobile immatriculée de l'Ontario ou des États-Unis. Je suis bien trop contente de voir qu'ils ont choisi le Québec comme destination.

Je parle plutôt d'un véritable fléau. Un fléau qui affecte toutes les grandes routes de la province. Les automobilistes qui abusent de la voie de gauche. Vous savez, ces automobilistes qui lambinent sur la voie réservée aux dépassements.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la situation n'est pas catastrophique. Probablement que notre population peu abondante nous sauve de ce fléau.

Mais sur les grandes artères, dont l'interminable autoroute 20 entre Québec et Montréal, c'est pénible. Évidemment, il y a plus de trafic, donc plus de chances de croiser de mauvais conducteurs.

Je n'aime pas rouler trop près derrière eux pour insister. D'abord parce que je trouve ça agressant et ça peut rendre nerveux un conducteur peu expérimenté. Une mauvaise manoeuvre arrive si vite. Mais je ne le fais pas non plus, car je risque d'obtenir une contravention. Eh oui. La police, dans certaines régions du Québec, donne des amendes aux conducteurs qui ne gardent pas une distance raisonnable avec le véhicule qui se trouve devant.

«Dépasse par la droite», diront certains. Dans certains cas, c'est impossible avec des voitures qui circulent côte à côte sur les deux voies. Mais ça aussi c'est illégal. Un dépassement par la droite c'est contre la loi. Bon je l'avoue. Les policiers sévissent rarement pour ça.

Donc, quoi faire? Pour la première fois de ma vie cet été j'ai osé faire un appel de phares à l'automobiliste. C'est plus sécuritaire qu'un klaxon ou une proximité exagérée. La manoeuvre a payé. Le conducteur est gentiment retourné dans sa voie de droite comme le demande le Code de la sécurité routière. J'aimerais cependant éviter de "flasher" en plein jour.

Un blogueur du site Motoclub Québec rappelait dans un papier que bien des embouteillages étaient dus à de tels conducteurs. En fait, un seul mauvais conducteur peut créer un bouchon de circulation. C'est prouvé scientifiquement. Un automobiliste qui ralentit la circulation sur l'autoroute entraîne une réaction en chaîne. Peut-être que les policiers auraient intérêt à remettre des constats d'infraction à ces conducteurs fautifs.

En Colombie-Britannique, les patrouilleurs le font depuis plus d'un an. Les automobilistes s'exposent à une amende de 167$ et trois points d'inaptitude s'ils circulent sur la voie de gauche pour une autre raison qu'un dépassement ou pour permettre à un autre véhicule d'entrer sur l'autoroute.

Mais pourquoi au Québec on a encore tant de difficultés avec cette notion, pourtant si simple? Peut-être que les automobilistes ont oublié les notions apprises dans leurs cours de conduite. Ils oublient de regarder dans leur rétroviseur régulièrement.

«Je me souviens» n'est définitivement pas une devise, mais une visée pour plusieurs conducteurs québécois.

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