Entre Wolfe et Montcalm

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
51,9% des électeurs ont voté pour le Brexit... (Agence France-Presse)

Agrandir

51,9% des électeurs ont voté pour le Brexit lors du référendum organisé jeudi.

Agence France-Presse

Laura Lévesque
Le Quotidien

CHRONIQUE / Ma fête nationale la plus mémorable? Je me trouvais à des milliers de kilomètres de la province.

Étrangement, je ne me suis jamais sentie aussi Québécoise qu'en juin 2007, lorsque j'étudiais en Europe.

Pourtant, je rêvais de faire ma vie sur le Vieux Continent. Avec ma citoyenneté britannique, je pouvais habiter et travailler partout en Europe sans problème. C'était mon plan.

Je me voyais déjà me rendre au boulot à pied sur les rues de galets et prendre le thé dans un charmant restaurant construit de pierres. À cette époque, je l'avoue, j'étais exaspérée du «clabord» qui avait envahi nos quartiers québécois.

J'ai toujours eu un faible aussi pour l'accent des Européens, qu'ils soient Anglais, Français, Allemands ou Espagnols. Et surtout, je préférais leur façon de s'habiller. Ben quoi ? Ça me réjouissait davantage le regard que les taches de calcium sur nos bottes à Saguenay.

Mais après six mois, le Québec me manquait. Cruellement!

C'est cliché, mais nos grands espaces on les aime après avoir vécu dans des villes aussi grandes que Saguenay avec 9 millions d'habitants.

Et cette qualité de vie qu'on se vante d'avoir, elle est bien réelle. L'herbe est définitivement plus verte au Québec.

Mais une de mes pires Saint-Jean Baptiste est probablement celle-ci. Comme ma famille au Royaume-Uni, le résultat du vote du Brexit m'a déçue, c'était une surprise pour moi, comme Wolfe l'a été pour Montcalm sur les Plaines d'Abraham.

Plus de 51 % des habitants ont voté pour le retrait du pays de l'Union européenne. Même James Bond était contre le Brexit. La culture, la langue et la monnaie n'étaient pas menacées. Mais la campagne de peur sur l'immigration semble l'avoir emporté.

Je ne vis pas là-bas, mais avec ce retrait, ça deviendra impossible pour moi de travailler n'importe où en Europe, comme ce rêve que je caressais alors étudiante.

Heureusement, on s'habitue au «clabord».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer