Pitbull tunisien

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En Tunisie, les chiens sont entraînés pour attaquer... (Archives, Le Soleil)

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En Tunisie, les chiens sont entraînés pour attaquer les voleurs et les criminels. Pour eux, un gentil chien n'a pas d'utilité.

Archives, Le Soleil

Laura Lévesque
Le Quotidien

CHRONIQUE / La culture canine diffère d'un peuple à l'autre. Les Québécois ont une relation amour-haine avec les bêtes. Les Britanniques vouent presque un culte à leurs chiens, qui sont bienvenus dans les pubs. Et les Tunisiens entraînent leurs toutous à mordre et manger les criminels.

Vous pensez que j'exagère? C'est un Tunisien, à Saguenay pour ses études, qui m'a expliqué ses moeurs, la semaine dernière. Ce dernier venait de me demander pourquoi il ne voyait pas beaucoup de pitbulls dans la région. La discussion est venue sur le sujet, car il venait de m'entendre commenter la mort de la dame attaquée par un chien.

Après lui avoir raconté l'événement, il m'avoue que ces attaques surviennent fréquemment dans son pays. Mais ce sont principalement des voleurs ou des criminels qui se font manger par un de ces chiens.

Parce que dans son pays, les pitbulls et autres races dont, cane curso et rottweiler, servent de système d'alarme. Ils sont de véritables chiens de garde. Et la plupart des gens de l'île où il vit en possèdent.

Lui, il en a deux dans sa maison. «Ils ne sont pas méchants avec nous», insiste-t-il. Mais s'il reçoit de la visite, il doit les attacher, admet-il.

Il ne prend pas de marche dans son quartier avec son toutou. Pour l'entraîner, il l'attache à son véhicule ou à une roue de tracteur. Le chien est assez fort pour faire rouler la voiture. Et un gros steak l'attend à la fin de la course. J'étais sceptique au départ, mais il m'a montré des vidéos sur YouTube. Et en effet, c'est une pratique courante.

Difficile de juger quand on se trouve à des milliers de kilomètres. Peut-être que leur façon de faire est vraiment efficace pour contrer le crime. Mais je dois avouer que cette façon me semble farfelue, du moins, pour notre réalité. Aussi farfelue que notre relation envers les animaux peut l'être pour ce Tunisien. Il n'a pu s'empêcher de rire lorsqu'il a su que mon chien était un golden retriever. Un voleur n'aurait en effet qu'à lui flatter la tête pour rentrer dans ma maison. «Pourquoi tu as ce chien? Il sert à quoi?», m'a-t-il tout bonnement demandé. «Je voulais un compagnon pour faire des randonnées.»

Ouin... Ma raison n'est sans doute pas mieux que la sienne.

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