La génération pourquoi

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J'ai toujours affirmé à qui voulait l'entendre que je n'avais rien à voir avec... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Archives Le Quotidien, Michel Tremblay

Patricia Rainville
Le Quotidien

J'ai toujours affirmé à qui voulait l'entendre que je n'avais rien à voir avec la fameuse génération Y. «On sait bien, les maudits Y, ils ne sont jamais disponibles pour travailler! C'est toujours les loisirs avant le travail avec eux», est une phrase que j'ai trop souvent entendue. Je déteste la généralisation. Il est tout à fait impossible que tous les gens d'une même génération soient des êtres identiques.

Toutefois, en lisant quelques caractéristiques propres à ceux et celles qui font partie de la génération Y cette semaine, je me suis surprise à me reconnaître sur plusieurs aspects. Si on oublie la non-disponibilité pour le travail, je dois admettre que le Y me colle assez bien à la peau.

Saviez-vous qu'on appelle, entre autres définitions, la génération Y en raison du mot «why», en anglais. La génération «pourquoi», baptisée par le sociologue et auteur Eric Chester, s'explique par les remises en cause systématiques des contraintes qu'on peut imposer au Y.

Eh bien ça, c'est tout à fait moi.

«Dans son milieu de travail, le travailleur Y aura de la difficulté à exécuter une tâche ou un ordre s'il n'en comprend pas l'utilité ou la raison», peut-on lire dans la définition du sociologue. Ouf, parlez-en à mes supérieurs! J'ai d'ailleurs lu cette définition à l'un de mes patrons, cette semaine, afin de savoir si elle me correspondait. En guise de réponse, il a ri.

Impossible, en effet, de me faire faire quelque chose si je ne comprends pas la raison du pourquoi du comment. Je vais peut-être sembler rouspéteuse et obstineuse, mais je poserai des questions jusqu'à ce que j'aie compris pourquoi. Mais bon, ça, c'est peut-être mon côté journaliste qui prend le dessus...

Une autre caractéristique de la génération Y qui me correspond concerne le travail et la qualité de vie. On dit que les Y font passer les loisirs avant le travail. Ce n'est pas du tout mon cas, mais l'une des raisons pour lesquelles je ne le fais pas, c'est que je suis passionnée par ce que je fais. Si ce n'était pas le cas, je serais prête à voir baisser considérablement mon chèque de paie pour pratiquer un métier qui me plait. On dit que cette mentalité est propre aux Y.

Eh bien, je suis fière de faire partie de cette génération qui ne passe pas son temps à avoir hâte au week-end. Surtout que pour ma part, je les passe souvent au bureau!

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