Plus de plaisir, plus de travail

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On dit que les Y sont paresseux, trop portés sur les loisirs, pas assez sur le... (Archives, Le Quotidien)

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Archives, Le Quotidien

Laura Lévesque
Le Quotidien

On dit que les Y sont paresseux, trop portés sur les loisirs, pas assez sur le travail. François Legault et Lucien Bouchard l'ont aussi constaté. Le chef caquiste craint même pour l'avenir du Québec avec des jeunes si peu productifs.

Je ne crois pas qu'ils ont raison ou tort. Je ne suis pas une experte.

Si on me demande si je préfère partir en voyage ou travailler, je prends la première option. Mais si on me propose de couvrir un événement en Californie ou même à Winnipeg, je dis oui sans hésiter. Bien avant de traditionnelles vacances. Qui a dit qu'il fallait séparer le plaisir du travail?

Parfois, lorsque je suis en congé, je travaille. J'écris un texte, prends des rendez-vous et discute avec mes contacts, même si je suis à des milliers de kilomètres de mon bureau. Je connais des gens plus âgés qui refusent de donner leur numéro de cellulaire pour éviter d'être dérangés à la maison. Certains ne lisent pas leurs courriels pendant des jours. Peu de Y de mon entourage sont comme ça. Même que de jeunes collègues ont récemment accepté de rentrer travailler alors qu'ils étaient en vacances. Après ça, on dit que les Y sont moins dédiés.

Il y a peut-être une explication. Les jeunes ne travaillent pas plus ou moins que les boomers ou les X. Ils travailleraient différemment.

Une agence publicitaire américaine a mené une étude sur le choc des générations au boulot. L'entreprise parle du concept de «micro leisure», qu'on pourrait traduire par petits moments de loisirs ou de micro-pauses. Un concept qui vient mettre fin au traditionnel 9 à 5.

Je résume. Les boomers diviseraient leur journée de travail par blocs bien distincts, soit plaisir de 7 à 9 h, travail jusqu'à midi, plaisir jusqu'à 13 h, et retour au travail jusqu'à 17 h. La plus jeune génération passerait plus rapidement du plaisir au travail. Pendant la journée de boulot, ils magasinent leur prochain voyage, discute en ligne avec un ami de longue date... Vous vous dites sûrement que les jeunes travaillent au final moins que ceux qui pratiquent l'ancienne méthode. Mais l'étude va plus loin que le 9 à 5. Le matin très tôt et le soir, les employés seraient aussi actifs. Ils peuvent travailler n'importe où et pas nécessairement à partir du bureau.

Oui, ils peuvent être facilement déconcentrés au boulot en raison du divertissement en ligne. Le contraire est aussi vrai.

Le fait d'être continuellement branché a redéfini nos périodes de loisirs, mais aussi nos périodes de travail. Je ne compte plus les occasions où j'ai fait des entrevues la fin de semaine entre une partie de tennis et un souper d'amis. Et savez-vous quoi? Ça me fait plaisir chaque fois.

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