Merci, M. l'assistant-coach

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Le Palais des sports de Jonquière était plein... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le Palais des sports de Jonquière était plein à craquer, vendredi et dimanche dernier.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Patricia Rainville
Le Quotidien

CHRONIQUE / L'an dernier, à pareille date, j'étais bien excitée à l'idée de participer à mon premier pool des séries de la Ligue nationale de hockey. J'en avais d'ailleurs parlé dans cette page, tellement mon énervement était grand.

Bon, je n'avais peut-être pas gagné une cenne, mais je m'en étais tout même sortie avec des résultats respectables.

Je dois cependant avouer qu'à la minute où le Canadien a été éliminé, mon excitation a chuté drastiquement. Que voulez-vous, je ne suis pas une vraie fan de hockey. Je suis une fan des clubs qui font les séries. Eh oui, il semblerait que j'aime la facilité.

Je ne suis pas la saison religieusement, mais, à la minute où les séries sont lancées, la fièvre s'empare de moi. Une fan de printemps, comme on dit.

Inutile, donc, de préciser que je n'ai pas sorti mon chandail de P.K. Subban cette année. J'ai également décliné l'offre de mes collègues qui ont organisé un pool des séries malgré la désolante absence du Tricolore.

Il y a quelques semaines, devant les piètres performances de mes Canadiens, je me suis tournée vers la Ligue nord-américaine de Hockey. La fièvre des Marquis s'est emparée de moi. Au moins, eux, ils gagnaient.

Je dois admettre que mon intérêt a grimpé d'un cran le jour où Richard Martel a été nommé coach. J'ai toujours eu un faible pour les «sauveurs». Ceux qui prennent le risque de se casser la gueule. Et, entre vous et moi, j'ai toujours eu le béguin pour les entraîneurs qui ne peuvent s'empêcher de monter sur la bande, en hurlant au visage des arbitres. Ce n'est pas pour rien que Jacques Mercier a toujours été mon personnage préféré dans Lance et Compte.

J'étais donc au Palais des sports, vendredi dernier, lors du premier match coaché par Martel. L'aréna était plein à craquer. Toutes les petites rues avoisinantes étaient bordées de voitures. Imaginez-vous donc que ça m'a pris 30 minutes pour sortir de Jonquière une fois le match terminé. Oui, oui, il y avait du trafic sur la Saint-Hubert.

Alors que les 3200 personnes présentes dans les gradins avaient les yeux rivés sur la glace, moi, je surveillais les moindres gestes du nouveau coach. Il n'est pas sorti de ses gonds ce soir-là. Mais bon, les Marquis ont tout de même gagné.

Ce petit faible pour les coachs remonte à plusieurs années.

Comme toutes bonnes adolescentes qui se respectent, j'ai eu ma période Saguenéens de Chicoutimi. Les filles et les joueurs de hockey, c'est sans doute l'histoire d'amour qui ne s'essoufflera jamais. Mais, comme je ne fais jamais les choses comme tout le monde, ce n'était pas les joueurs qui attiraient mon attention...

À l'époque, c'était Richard Martel qui était derrière le banc des Sags. Je devais avoir 16 ou 17 ans.

Et pendant que toutes mes amies étaient amoureuses folles de l'un ou l'autre des joueurs des Bleus, moi, je regardais plutôt ceux qui étaient vêtus d'un complet cravate. Non, ce n'est pas pour Richard Martel que j'avais le béguin, mais plutôt pour son assistant-coach. Évidemment, ce petit faible est resté secret entre mes copines et moi. Elles riaient de moi, me demandant bien ce que je pouvais lui trouver, à ce «vieux-là».

Ironiquement, alors que mes goûts ont changé au fil des années, ces mêmes amies qui riaient de moi à l'époque ont toutes le béguin pour cet assistant-coach aujourd'hui. Et lorsqu'elles assistent à une partie des Saguenéens, ce n'est plus les jeunes joueurs qu'elles regardent. Elles regardent celui qui était l'assistant de Richard Martel lorsqu'on avait 16 ou 17 ans. Elles regardent celui qui est aujourd'hui l'entraîneur-chef des Sags.

Yanick Jean, je vous remercie de m'avoir empêchée, sans le savoir, de tomber dans le piège des joueurs de hockey. Parce que toutes mes amies ont eu le coeur brisé.

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