Ces décès qui nous marquent

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Michael Jackson... (Photo tirée d'Internet)

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Michael Jackson

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Patricia Rainville
Le Quotidien

CHRONIQUE / Comme tout le monde, j'ai été attristée par le décès de Jean Lapierre. Comme tout le monde, j'ai eu une pensée pour ses proches et ceux des autres victimes de l'écrasement d'avion survenu aux Îles-de-la-Madelaine. Cette tragédie a littéralement causé une onde de choc au Québec.

Étrangement, monsieur et madame Tout-le-monde se sentent rapidement interpellés lorsqu'il s'agit de la mort d'une personnalité publique. On ne les connaît pourtant pas personnellement. On ne les a jamais rencontrés en «vrai». On ne leur a jamais parlé. Malgré tout, plusieurs ressentent un réel vide lorsque survient ce genre de tragédie.

Je me suis questionnée, cette semaine, en entendant et en lisant tous les témoignages de compassion. Y a-t-il un décès d'une personnalité publique qui m'a marquée et chamboulée, au fil des ans?

Je n'ai pas eu à y penser longtemps. Si un décès m'a marquée, c'est sans doute celui de Michael Jackson.

Je me souviens précisément où je me trouvais lorsque j'ai appris sa mort. Étrangement, la mort du roi de la pop m'a secouée. Je n'étais pourtant pas une grande admiratrice. Mis à part ses grands succès, je ne connaissais pas vraiment son oeuvre. À vrai dire, il ne me faisait ni chaud ni froid.

Je suis trop jeune pour avoir dansé sur Thriller dans les bars. Je suis trop jeune pour avoir connu les Jackson Five. J'ai grandi à une époque où Michael Jackson n'était plus tellement dans ses heures de gloire. Pourtant, son décès m'a littéralement fascinée. Et je suis devenue légèrement obsédée par le personnage. J'ai lu sa biographie. Je me suis procuré tous ses disques. J'ai écouté sa musique à tue-tête dans ma voiture. J'ai visionné plusieurs documentaires réalisés à son sujet. Comme bien d'autres, j'ai découvert Michael Jackson après sa mort.

J'ai vécu la même chose avec Kurt Cobain, bien des années auparavant. Lors de son décès, en 1994, j'avais 7 ans. Inutile de vous dire, donc, que son décès m'est passé 10 pieds par-dessus la tête. Alors que mon frère portait le deuil, enfermé dans sa chambre durant des jours à pleurer son idole, moi, je jouais plutôt avec mes Barbies. C'est mon premier chum qui m'a fait découvrir le leader de Nirvana, au début de mon adolescence. Fascinée par ce personnage, je suis devenue une grande fan de ce beau blond, mais à retardement.

Curieusement, la mort a souvent ce pouvoir fascinant sur ceux qui restent.

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