Un verre de bière, mon minou

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La candidate caquiste dans Chicoutimi, Hélène Girard... (Archives Le Quotidien)

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La candidate caquiste dans Chicoutimi, Hélène Girard

Archives Le Quotidien

Laura Lévesque
Le Quotidien

CHRONIQUE / Candidate caquiste dans Chicoutimi, Hélène Girard fait face à des accusations d'alcool au volant. La dame l'a rapidement admis sur les ondes de la station de radio où elle travaille, KYK Radio X. Elle gravite dans le domaine des communications depuis des décennies. Elle savait très bien qu'à son prochain passage en Cour, les journalistes allaient la reconnaître. Et c'était une question de temps avant qu'un adversaire souffle l'information à un média.

Est-ce que les gens lui pardonneront? Difficile à dire. Mais si on se fie à l'histoire, la population semble excuser plus facilement ce geste criminel que d'autres. On n'a qu'à penser à la grossière indécence, par exemple (entre deux adultes consentants bien sûr). Les citoyens, à mon avis, pardonneraient davantage à un politicien accusé de conduite avec les facultés affaiblies qu'à un politicien arrêté pour avoir eu une relation sexuelle dans un lieu public avec son amant ou sa maitresse (un parc par exemple). Pourtant, la deuxième de ces offenses risque de causer moins de morts. Bon, à moins que l'autre conjoint décide de se venger...

Ils sont nombreux les politiciens à avoir pété la balloune au fil des ans. De grands hommes, adulés, étaient d'ailleurs connus pour avoir de vilaines habitudes en cette matière.

C'est moins grave que la pédophilie, on s'entend. Mais il s'agit tout de même d'un acte criminel. Un acte que malheureusement plusieurs citoyens ont déjà posé. La différence, c'est que Mme Girard s'est fait coincer! Pas les centaines d'autres qui ont pris leur voiture hier dans l'une ou l'autre des régions du Québec.

C'est probablement pour cette raison que plusieurs internautes ont défendu la candidate après son aveu. «Il n'y a pas de quoi fouetter un chat et détruire une carrière pour une erreur de jeunesse.» «Moi je ne vois aucun problème. On ne peut pas discréditer quelqu'un pour avoir pris un verre de trop. Ce n'est pas arrivé sur son lieu de travail.» «George W Bush avait aussi été reconnu coupable de ça.» C'est le genre de commentaire qu'on pouvait lire sur un site d'informations.

D'autres internautes de la région ont toutefois critiqué Mme Girard, rappelant qu'un tragique accident de la route, impliquant de l'alcool, a décimé une famille entière à Saguenay.

Force est d'admettre qu'il y a du chemin à faire. Parce que des Hélène, Nathalie, Nancy et Guylaine, on en voit de plus en plus au palais de justice. Malgré les campagnes de sensibilisation, les femmes âgées entre 45 et 54 ans se font davantage arrêter pour alcool au volant. En 2005, elles étaient 391 au Québec à avoir perdu leur permis. En 2013, la SAAQ en a dénombré 471.

Chez les hommes, la tendance est à la baisse pour ces mêmes années. Ils étaient 2507 à se faire arrêter en 2005 alors qu'en 2013, ils étaient 1859 âgés dans la même catégorie d'âge.

Heureusement, dans cas-ci, les femmes sont encore loin derrière...

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