En attendant 2022

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Si la police du recyclage existait, elle m'aurait donné quelques constats... (Photo 123rf)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Si la police du recyclage existait, elle m'aurait donné quelques constats d'infraction, la semaine dernière.

Vous aurez compris que mon défi, c'était d'avoir une gestion irréprochable de mes matières résiduelles.

Je me croyais assez bien informée pour ne pas jeter des matières non recyclables. Mais visiblement, j'avais besoin de relire les règlements de Saguenay.

Première erreur: les sacs de plastique. Je croyais qu'ils étaient acceptés. Eh bien non, même si c'est une matière recyclable. Certaines villes autorisent les sacs s'ils sont bien regroupés. Mais à Saguenay, ce n'est pas encore le cas. La raison est simple, le centre de tri n'a pas l'équipement pour traiter cette matière qui s'entremêle facilement. Selon des rumeurs qui courent dans le milieu, ce ne serait qu'une question de temps avant que ces sacs soient autorisés dans le bac bleu.

Autre erreur: les pailles. Bon, pour être complètement irréprochable, il faudrait que je bannisse ces petites tiges. Mais que vous voulez-vous? J'aime boire mon «smoothie» avec une paille. Pour me rattraper, je vous promets d'acheter une paille réutilisable... dès que j'ai terminé mon paquet de 100 tiges.

Il fallait aussi que je m'occupe de mes matières organiques. Je compostais à mon ancienne adresse. Mes propriétaires me permettaient d'aller déposer mes matières putrescibles dans leur composteur. Ils s'occupaient du reste. Ça me prenait deux fois plus de temps pour remplir mon sac de vidanges.

J'étais excitée de renouer avec cette pratique. J'avais même sorti un joli contenant coloré sur mon comptoir pour accueillir mes matières organiques.

Après trois jours, mon plat était plein. C'est peut-être ma naïveté ou le fait d'être une jeune résidente de Saguenay, mais j'étais convaincue qu'il existait un site de dépôt à Chicoutimi. Un genre de composteur communautaire. J'ai cherché sur le site de la ville, mais je n'ai rien trouvé.

L'idée d'aller déposer mes matières dans le bac de la cafétéria de l'UQAC m'a traversé l'esprit. Il y a un endroit réservé à cet effet, mais seulement pour les clients. Disons que j'avais peur de me faire prendre en flagrant délit de dépôt.

Pas de panique, mes voisins compostent. Malheureusement, ils prennent une pause cet hiver, car ils n'avaient pas suffisamment entreposé de feuilles mortes pour le composteur.

Il doit bien y avoir un autre moyen. J'ai contacté Eurêko!, un organisme à but non lucratif qui oeuvre en environnement. S'il existe un site ouvert au grand public, ils le savent.

Au téléphone, la valoriste me confirme qu'aucun site du genre n'existe.

La ville offre de payer une partie du composteur résidentiel. C'est peu dispendieux et il y a des formations qui sont dispensées. Mais où est l'alternative pour ceux qui ne sont pas propriétaires d'un terrain? On est des milliers à être entourés de bitume. Je me verrais mal étaler du compost sur mon asphalte.

Comme m'expliquait la valoriste de l'organisme, certaines villes du Québec possèdent des sites communautaires qui sont gérés par un organisme et des bénévoles. Quelle bonne idée! On pourrait même en avoir près des controversées boîtes postales. Je peux aussi attendre 2022, date butoir fixée par le gouvernement pour la valorisation des déchets organiques. D'ici là, avouez qu'on a le temps d'épargner l'enfouissement à bien des tonnes de matières.

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