L'art de se séparer en public

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Le mariage de Julie Snyder et Pierre Karl... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Le mariage de Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau a eu lieu le 15 août 2015, une cérémonie très médiatisée.

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Patricia Rainville
Le Quotidien

Mariloup Wolfe et Guillaume Lemay-Thivierge. Marie-Mai et Fred Saint-Gelais. PKP et Julie Snyder.

Ce ne sont pas tous les couples chouchous des Québécois qui filent le parfait bonheur ces temps-ci. Bien que je compatis à leur malheur, ça n'a rien changé à ma vie de les savoir séparés. Je suis peut-être une sans-coeur, mais je me fiche pas mal de savoir ce qui a bien pu se passer dans leur vie sentimentale pour en arriver là.

Je ne comprends d'ailleurs pas les gens qui réagissent à ce genre de nouvelle comme s'ils connaissaient les principaux intéressés.

Lors de la séparation de Mariloup Wolfe et Guillaume Lemay-Thivierge, certains commentaires publiés sur les réseaux sociaux m'ont d'ailleurs laissée sans voix. «Oh non, c'était mon modèle de couple. Je suis si triste de leur séparation», pouvait-on lire, parmi les centaines de commentaires laissés par les internautes.

Pardon? Votre modèle de couple?

Ce sont des vedettes, pas nos meilleurs amis. On ignore même comment les deux tourtereaux se comportaient dans l'intimité. Comment peut-on avoir comme modèle un couple qu'on ne voit que dans les bons moments? Et, de toute façon, qu'est-ce que ça peut bien faire à monsieur et madame Tout-le-monde si un tel ne sort plus avec une telle?

Je suis pourtant l'une des personnes les plus curieuses (j'irais même jusqu'à dire que je suis senteuse) que la Terre ait portées. Pourtant, des potins de ce genre me laissent de glace. Et je suis loin d'être d'accord avec les gens qui affirment haut et fort qu'un couple qui vit son amour publiquement doit également vivre sa rupture publiquement.

Quand ça va bien, on a le goût de partager ce bonheur avec la Terre entière, surtout si les habitants de cette Terre ont une envie folle de le savoir. J'imagine qu'on est tous d'accord sur ce point. Mais quand ça va mal, on a nettement moins envie d'étaler ses problèmes sur la place publique. Il faut comprendre ça. N'importe qui ferait la même chose, vedette ou non.

C'est tout simplement humain.

Je sais, ce sont des personnalités publiques. Et ces personnalités ont fait entrer le public dans leur salon. Elles ont présenté leurs enfants à tout le monde et à n'importe qui. Elles ont voulu montrer que leur amour était plus fort que tout et à quel point elles resplendissaient de bonheur.

Maintenant, ce même public veut savoir le pourquoi du comment ils en sont venus à se séparer. Un moment donné, il y a des limites à être voyeur. Et il y a surtout des limites à être exhibitionniste. Le simple fait d'annoncer officiellement sa rupture via les médias sociaux ou par communiqué de presse est nettement suffisant. Annoncer une rupture à son entourage lorsqu'on est un illustre inconnu ne doit déjà pas être facile. Imaginez lorsque votre entourage est le Québec en entier.

Et même si on ne sait jamais la raison qui a poussé Marie-Mai et son chum à se séparer, ce dont je doute fort, je ne pense pas que ça empêchera beaucoup de gens de dormir. Mais être pris dans une tempête médiatique, affronter le public et les journalistes, tout en gérant sa séparation et ses sentiments, ça, ça doit perturber un sommeil.

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