Ça ne change pas le monde, sauf que...

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La file était longue, en début de semaine,... (Photo AP)

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La file était longue, en début de semaine, pour se procurer un billet Powerball, devant une boutique de loterie située en Californie.

Photo AP

Patricia Rainville
Le Quotidien

CHRONIQUE / On a tous posé cette question à quelqu'un cette semaine. Toi, tu ferais quoi avec 1,6 milliard de dollars?

C'est mon copain qui m'a donné la réponse la plus ennuyante du monde. «J'irais élever des chiens à Baie-Saint-Paul», qu'il m'a dit, le plus sérieusement du monde. Pas besoin de 1,6 milliard de dollars pour ça, franchement.

«J'irais élever des chiens à Baie-Saint-Paul ou bien je deviendrais fou», a-t-il ajouté. Et il avait sans doute raison. Remporter 1,6 milliard de dollars, c'est un bon plan pour perdre la tête. Le simple fait d'y penser donne le vertige.

Mais j'y ai évidemment songé. Comme tout le monde qui a suivi la saga du fameux Powerball américain. D'ailleurs, j'avais bien hâte que ce gros lot historique soit enfin remporté. Voir des centaines de Québécois traverser la frontière, histoire de mettre la main sur un, voire plusieurs billets de loto, ça m'a découragée. Et, le pire, c'est que ceux et celles interrogés par les journalistes affirmaient être certains de ne pas gagner. «C'est pour le plaisir», ont-ils dit. Le plaisir de quoi, pouvez-vous bien me le dire?

Inutile de vous dire que je ne ferais jamais des kilomètres et des kilomètres de route pour me procurer un billet de loto. Surtout avec une toute petite-miniature-infime chance sur 292 millions de gagner.

Il faut dire que je ne me suis jamais acheté un 6/49. J'ai déjà mis mon 2$ dans un groupe, mais je n'ai encore jamais répondu à l'affirmative lorsqu'on m'a posé l'éternelle question. «Un petit 6/49 avec ça?». Non, merci.

Disons que je n'aime pas trop le jeu. Je suis allée au casino une seule fois. Je m'étais dit que je mettrais 20$ dans les machines et que je partirais ensuite. Ça n'a pas pris 5 minutes que j'avais tout perdu. Et je n'ai même pas eu de fun. Je n'y suis jamais retournée. Et je ne ressens pas le désir d'y remettre les pieds non plus.

Bon, je ne suis tout de même pas blanche comme neige. Il m'arrive d'acheter quelques gratteux. Et je deviens surexcitée si je remporte 10$. Alors, imaginez 1,6 milliard $. La folie assurée.

Malgré ma méfiance envers la loterie, j'ai tout de même un plan, advenant le cas que je devienne millionnaire ou milliardaire.

Comme tout le monde, je dirais adieu à mes patrons. J'adore mon travail, mais il serait bien malhonnête de vous dire que je continuerais à exercer un métier, avec des horaires et des contraintes, si je devenais, du jour au lendemain, riche à craquer.

Encore comme tout le monde, je donnerais un paquet de blé à ma famille, à mon chum et à mes amies. Je ferais également de gros chèques à des organismes qui me tiennent à coeur. Le cancer et la maladie mentale seraient les causes que j'épouserais. Et, bien entendu, je voyagerais.

Jusqu'ici, rien de bien original.

Ce que je ferais ensuite si j'étais vraiment, mais vraiment riche? Je serais activiste. Je deviendrais la Paul Watson version féminine. Je passerais mes temps libres à militer pour la cause animale. Les espèces menacées par l'Homme auraient leur sauveuse.

Pendant que Chéri élèverait ses toutous à Baie-Saint-Paul, moi, je m'enchaînerais aux baleiniers et je pourchasserais les braconniers. Une Brigitte Bardo version trash.

Mais, pour réaliser ce rêve impossible, il faudrait que je commence par m'acheter un billet de loto. J'ai comme l'impression que je vais rêver longtemps...

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