Le fabuleux héritage de CHUT-FM

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CHRONIQUE / Parfois, une erreur peut devenir une opportunité. (Photo 123RF)

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Daniel Coté
Le Quotidien

CHRONIQUE / Parfois, une erreur peut devenir une opportunité.

Vendredi dernier, dans les pages de cette jeune publication, j'ai écrit que les chansons de Dick Annegarn ont connu une certaine popularité dans les années 1970 en invoquant le fait que la station CHOC-FM, « qui rayonnait à partir de Chicoutimi », les diffusait fréquemment. C'est en me relisant, bien tranquille à la maison, que j'ai réalisé qu'il y avait un problème. Peut-être deux.

Ainsi, je voulais parler de CHUT-FM qui, effectivement, avait pignon sur rue dans l'ancien pavillon Sagamie. Il s'agissait d'une radio communautaire où la musique occupait une place de choix, mais Dieu sait pourquoi, c'est le nom d'une autre radio communautaire, CHOC-FM, qui s'est glissé à l'intérieur de l'article. Or, cette station, devenue CKAJ, a toujours opéré à partir de Jonquière. De surcroît, j'y ai animé trois émissions à l'intérieur d'une fenêtre de six ans, à titre bénévole.

À défaut de comprendre le fonctionnement de mon cerveau, je profite de l'occasion pour jeter un peu de lumière sur CHUT, la radio qui a formé les goûts musicaux de tant de jeunes pendant sa courte existence. Je l'écoutais plus que toute autre sur mon poste transistor, puisqu'elle offrait un contenu riche, varié, nullement soumis aux contraintes commerciales. Faire jouer des pièces de 20 minutes n'avait rien d'exceptionnel à cette antenne.

Tout ce qui grouillait dans la mouvance du rock progressif, de Yes à Caravan, en passant par le groupe québécois Éclipse, y avait droit de cité au même titre que les Stones ou les Beatles. Et la musique d'ici, tous genres confondus, y était accueillie à bras ouverts. À côté de Beau Dommage et Harmonium, on pouvait découvrir de petits bijoux émanant du Clan Murphy, du Ville Émard Blues Band, de Morse Code ou Sloche.

C'était trop beau pour être vrai, cependant. Pour des raisons qui m'échappent, CHUT a fermé boutique en laissant le souvenir d'un fabuleux espace de liberté, en phase avec une époque où la musique représentait bien plus qu'un bruit de fond. Par bonheur, CHOC a pris le relais, tout en affichant ses couleurs à elle. Mais on ne pourra jamais surestimer l'héritage laissé par son aînée.

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