Les missions de l'UQAC

L'Université du Québec à Chicoutimi... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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L'Université du Québec à Chicoutimi

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Bertrand Tremblay
Le Quotidien

CHRONIQUE / En devenant professeurs émérites, Gérard Bouchard et Masoud Farzaneh marquent la fin de l'époque des pionniers. Les travaux de ces deux enseignants-chercheurs à la retraite ont projeté l'excellence de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) à la dimension de la planète.

Ils ne sont pas les seuls évidemment à avoir façonné à notre jeune institution une renommée fort respectable qui attire des étudiants de plusieurs autres pays. Les 38 autres professeurs émérites y ont également contribué. Ce n'est pas un titre honorifique. À l'UQAC, il signifie un prolongement de l'appartenance à la communauté universitaire, l'autorisation de poursuivre, sans prime ajoutée à la retraite, des travaux de recherche et même la possibilité d'obtenir des subventions pour la réalisation de nouveaux projets. Le professeur émérite peut aussi encadrer des étudiants. Il demeure évidemment ouvert à toute demande d'intérêt public provenant de la collectivité régionale.

BALZAC

Lorsque le jeune Gérard Bouchard entreprit d'explorer, à l'Université de Paris, voilà déjà un demi-siècle, « Le Village immobile », un livre sur la monographie sociale qui suscitait beaucoup de réflexions, il ne se doutait évidemment pas que sa recherche le conduirait à la réalisation du gigantesque fichier BALZAC sur la transcription des actes de naissance, de mariage et décès. 

L'opération a produit, résume l'auteur, une « machine à étudier tout ce qui peut se transmettre d'une génération à l'autre ». Le rayonnement international du modèle a propulsé Gérard Bouchard parmi les grands. Depuis qu'il a coprésidé la Commission sur les accommodements raisonnables, le nouveau professeur émérite est aussi connu qu'un politicien au verbe éloquent... pas trop loin derrière son frère Lucien, l'ancien premier ministre. 

Le givrage

Quant à Mazoud Fazarneh, autre nouveau membre de la confrérie des professeurs émérites de l'UQAC, il n'a que 18 ans quand il quitte son Iran natal pour entreprendre ses études supérieures en France jusqu'à l'obtention de son doctorat. Désireux de s'établir au Canada, il comble un poste vacant en ingénierie de l'environnement atmosphérique à l'UQAC. Après 35 ans, il s'est élevé au sommet de sa discipline, au Québec. L'efficacité des travaux qu'il a dirigés sur le givrage des réseaux électriques a valu à son institution beaucoup de visibilité dans l'univers scientifique et des subventions qui ont dépassé les 50 millions $.

La présence active des 40 professeurs émérites apportera, espérons-le, un soutien précieux au défi que la nouvelle rectrice, Nicole Bouchard, a accepté de relever. C'est une femme discrète, détentrice d'un doctorat en théologie pratique, qui s'appliquera à refaire l'unité avant de mener le combat de la consolidation et même dans certains secteurs, de la récupération de nos avantages.

Marc-Urbain Proulx, le professeur en économie régionale, qui a beaucoup réfléchi sur la question surtout durant la grande opération « Vision 2025 » qu'il a vigoureusement animée, affirmait en mars dernier qu'au-delà des grandes infrastructures de transport, « les universités situées en région représentent le meilleur outil de développement jamais conçu. » Et la solution au déclin démographique, indiquait-il plus loin, réside dans la diversification économique. 

Mais pour leur permettre de remplir cette mission tout en assurant une formation de qualité, surtout au premier cycle, l'État doit continuer d'investir dans les universités en région et non réduire leurs ressources financières de 10 millions $ comme ce fut le cas pour l'UQAC.




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