Relance du BIXI

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En huit ans à peine, BIXI est devenu le vélo urbain le plus utilisé dans 22 métropoles et autres grandes villes.

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Bertrand Tremblay
Le Quotidien

CHRONIQUE / Cycles Devinci roule encore plus loin. Malgré la perception négative dont elle fut injustement la victime à la faillite de La Société montréalaise de vélo en libre-service (SVLS) en septembre 2015, la PME chicoutimienne qui fabrique des pièces et procède à l'assemblage du célèbre BIXI, exécute des commandes qui parviennent des quatre coins du monde.

Mille nouveaux vélos adaptés au climat tropical et à l'air salin quittent les chaînes de montage de Devinci en direction d'Hawaï. Ils deviendront rapidement le moyen de transport préféré des habitants de Honolulu. 

C'est la première conquête du vélo conçu par le designer industriel Michel Dallaire depuis l'acquisition de BIXI international et de ses logiciels par PBSC Solutions Urbaines, de Longueuil.

Incroyable !

En huit ans à peine, BIXI est devenu le vélo urbain le plus utilisé dans 22 métropoles et autres grandes villes, dont 12 américaines parmi lesquelles figurent New York, Boston, Minneapolis et Detroit. Outre Montréal évidemment, le modèle et ses dérivés ont aussi été adoptés par Toronto, Londres, Melbourne en Australie, deux universités, et depuis peu, Hawaï.

Comment expliquer cette préférence ? Il s'agit d'un produit « contemporain, écologique, efficace et agréable » clament les propriétaires du concept et son sous-traitant. Il est « plus vert que vert, son moteur s'alimente exclusivement de nourriture et d'eau. » Partout où il s'insère dans l'activité communautaire, les gens « l'intègrent tout naturellement à leur mode de vie urbaine. »

Le Londonien Chris Astiel-Smith a rendu récemment sur Facebook un témoignage inestimable après avoir fait le tour du monde sur un vélo libre-service. Il voulait tester sa robustesse. On le voit sur YouTube circuler sur son Devinci au coeur de New York, sur le Golden Gate de San Francisco, parmi les ruines du Colisée de Rome, à Paris et même au milieu des pousse-pousse en Inde.

Produit-phare

Félix Gauthier, le grand patron de Devinci, prévoit une nouvelle poussée mondiale avec l'avènement d'une entreprise privée qui après avoir déboursé quatre millions $ pour l'achat de l'ancien BIXI international, a déjà consacré près de cinq millions $ au développement de trois nouveaux modèles, le FIT, léger et facilement maniable, le BOOST, doté d'une assistance électrique, et le ICONIC, un vélo-partage. 

Constatation agaçante, mais bien caractéristique à la mondialisation, PBSC ne mentionne pas une seule fois, dans ses informations, Cycles Devinci, qui a pourtant assemblé les quelque 50 000 vélos libre-service destinés au marché international. 

« L'usine de Saguenay peut produire 2000 vélos BIXI par mois, précise Luc Sabbatini. PBSC étant très sollicitée, réussira-t-elle à maintenir sa production au Québec ? »

Félix Gauthier ne s'en étonne pas puisque le vélo de montagne est le produit phare de Devinci. Il représente 80 % des ventes. Le manufacturier chicoutimien se montre par contre satisfait de l'entente conclue avec son homologue de Longueuil. Et il est convaincu de pouvoir satisfaire l'héritière de BIXI international. La visibilité mondiale de cette réalisation lui semble une carte de compétence suffisamment convaincante.




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