Procès à l'ancienne

Le Procès à l'ancienne... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le Procès à l'ancienne

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Bertrand Tremblay
Le Quotidien

CHRONIQUE / Les confrères d'une autre génération, Richard Banford, Roger Blackburn et Denis Villeneuve, ont agréablement surpris l'ancien Grand Revenant du Carnaval-Souvenir des années 1980 à la présentation du Procès à l'ancienne, samedi après-midi, à la Polyvalente Charles-Gravel.

Ce retour sur la vive opposition d'une majorité de Québécois à la conscription décrétée, en 1917, par un gouvernement soumis à la volonté de l'Empire britannique, fut joué au profit de la Société historique du Saguenay. L'événement coïncide avec la célébration du centenaire de la décisive victoire de Vimy qui coûta la vie à 3600 Canadiens.

Cantin surprend

Le spectacle aussi instructif qu'amusant fut monté comme à l'époque du Carnaval-Souvenir. Soit avec la participation de journalistes et autres personnages bien connus dans la communauté régionale par leurs activités professionnelles. Radio X 95,7 était brillamment représentée par Mark Dickey, avocat de la défense au verbe puissant, et ses collègues Martin-Thomas Côté et Dominick Fortin. Le trio prend la relève de leur consoeur Hélène Girard, vedette éblouissante du seul Procès à l'ancienne que j'ai eu la satisfaction de savourer durant les dernières années du mémorable Carnaval-Souvenir.

Outre le monde des médias, deux noms ont émergé dans cette cacophonie agréablement burlesque, ceux de Charles Cantin et de Robert Hakim. L'avocat se transforme sarcastiquement en Joseph-Dominique Guay, le fondateur du Progrès du Saguenay, l'éditorialiste à la plume incisive et le maire visionnaire de Chicoutimi, proclamée sous son règne Reine du Nord. Quant à Robert Hakim, il personnifie un juge compréhensif, mais à la mémoire caustique.

Roger Blackburn

C'est néanmoins le chroniqueur du Quotidien, Roger Blackburn, qui surprend davantage dans le rôle de greffier qu'il assume avec beaucoup d'enthousiasme dans la deuxième partie après avoir interprété, avec beaucoup d'autorité, dans la première partie, les responsabilités d'un policier au service de l'autorité militaire.

Le greffier aux allures efféminées est en grande forme puisqu'il accueille chaque témoin avec une danse bien particulière. Son énergie déborde. Et sa démonstration est accompagnée de cris de joie. Cette composition apparaît aussi exigeante qu'un exercice physique préparatoire à un exploit sportif comme un championnat de tennis.

Ce Procès à l'ancienne emprunte un peu au style des Grands Revenants avec sa référence à des personnages de l'histoire régionale. Les deux heures passent rapidement comme à La Fabuleuse. Pour avoir obtenu un résultat aussi satisfaisant avec des gens actifs, il fallait un maître de la mise en scène. Félicitations donc à Jean-Marie Gagnon qui fut évidemment secondé par une équipe motivée.

L'initiative a surtout le mérite de venir en aide à la Société historique du Saguenay, l'oeuvre de l'abbé Victor Tremblay, que ses contemporains désignaient simplement par monseigneur Victor, un titre honorifique attribué à l'ecclésiastique élevé à la dignité de prélat domestique. Dans les années 1980, le regretté notaire Marcel Claveau sollicita personnellement 112 concitoyens qui ont versé 1000 $ chacun à l'établissement de la Fondation Mgr Victor-Tremblay. Il faut poursuivre ce mouvement, car la Société historique, qui a toujours été boudée par les organismes subventionnaires, a besoin davantage pour remplir adéquatement sa mission. Le patrimoine accumulé depuis 1934, expliquait son président Simon Coutu avant chacune des trois représentations du Procès à l'ancienne, est une mine de renseignements notamment pour les étudiants, les enseignants, les chercheurs et les historiens.




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