Politicologue ultra précoce 

La cochef de Québec solidaire, Françoise David... (Archives, La Presse canadienne)

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La cochef de Québec solidaire, Françoise David

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Bertrand Tremblay
Le Quotidien

Il entreprend son adolescence en rêvant de politique. C'est cette passion que transmet le Chicoutimien Raphaël Émond dans La politique vue du haut de mes 12 ans, un essai qui devient le 513e livre publié par Les Éditions JCL.

Comme Jean-Claude Larouche m'avait invité à lire le manuscrit pour en écrire la préface, il a eu la délicatesse de m'en faire parvenir l'un des premiers exemplaires, par la poste, vendredi dernier.

L'aîné de parents enseignants plutôt indifférents à la mouvance politique, le jeune Raphaël a hérité d'une intelligence très vive. Il a appris à lire couramment avant l'âge de quatre ans. Et contrairement aux préférences de sa génération, c'est la littérature à caractère politique qui retient davantage son intérêt. En peu de temps, il a procédé à un examen fort étendu de l'organisation du pouvoir dans les sociétés contemporaines et plus attentivement dans celles qui composent le Canada des deux solitudes. Sa connaissance des personnages politiques contemporains dépasse sans doute largement celle de la moyenne des membres de notre Assemblée nationale.

Il voterait QS

On ne s'étonne pas trop de constater que son idéal, dont la pureté n'est pas encore ternie par les réalités de la vie quotidienne, fait instinctivement le choix de Québec solidaire «à cause de son projet écosocialiste et féministe». Pourquoi cet appui à un parti souverainiste quand il se proclame fédéraliste? Tout simplement, répond-il, parce que QS ne détachera jamais le Québec du Canada puisque plus de 50% de ses membres se déclarent fédéralistes.

Ce politicien en herbe prévoit d'ailleurs la disparition du Parti québécois et du Bloc, car les votants de demain, il en a la ferme conviction, rejetteront ce projet d'une ère révolue pour éviter à notre nation d'errer sur la scène internationale où elle «croulerait sous le poids de la dette croissante...» Parmi les valeurs qu'il prônera éventuellement sur toutes les tribunes figurent la protection de l'environnement et le partage de la richesse. Le seul moyen d'en imprégner le peuple demeure l'éducation. Voilà pourquoi la nomination du titulaire de ce ministère devrait être la prérogative de l'Assemblée nationale et non de la partisanerie.

Lettres aux PM

Raphaël réalisera dès la diffusion de sa première oeuvre que l'actualité politique est un bouillonnement perpétuel aux mille surprises. Il ne prévoyait certainement que la haine et le racisme affichés par Donald Trump triompheraient (son livre était alors en impression) puisqu'il révèle, à la page 18, s'être enrichi intellectuellement durant son voyage aux États-Unis effectué de janvier à juillet 2015 et d'y avoir détecté «un climat de tolérance et de respect dans la Bible Belt et le Sud-Ouest». Tout en manifestant son appui à Hillary Clinton, c'est Jill Strein, du Parti vert, qui demeure sa préférée parmi les principaux personnages politiques de Washington.

Deux lettres adressées à Justin Trudeau et Philippe Couillard terminent les dernières 225 pages portant la signature de Raphaël Émond. Dans la première, le cadet des auteurs de JCL impose tout un défi au chef de l'État canadien, «le meilleur premier ministre fédéral depuis Wilfrid Laurier», qui a pris l'engagement, note-t-il avec satisfaction, de modifier le système électoral uninominal majoritaire à un tour.

Dans sa missive au chef du gouvernement québécois, l'adolescent s'inquiète de la représentation excessive de la métropole dans le conseil des ministres et il lui demande de «... permettre plus souvent à vos députés de s'exprimer et de voter selon leur conscience».

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