Le héros des Vitruve 2016

Le centre d'éducation pour adultes Qaunnaq est un... (Archives Le Quotidien)

Agrandir

Le centre d'éducation pour adultes Qaunnaq est un projet de Laval Fortin Adams.

Archives Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Bertrand Tremblay
Le Quotidien

CHRONIQUE / Flamboyant patriarche de la communauté socio-économique d'Alma, Laval Fortin sera honoré par ses pairs, jeudi prochain. Les membres de la Corporation des entrepreneurs généraux du Québec (CEGQ) en feront le troisième membre de leur temple de la renommée.

L'année dernière, ils rendaient un hommage posthume au fondateur de EBC Inc., de L'Ancienne-Lorette, Fernand Houle, et en 2014, ils manifestaient leur admiration et leur reconnaissance au retraité Hervé Pomerleau, ce Beauceron rigoureux dans ses objectifs, très attaché à ses racines, qui a jeté les bases, en 1964, d'une entreprise devenue la plus importante de son secteur au Québec et la deuxième à la grandeur du Canada.

Laval Fortin Adams

C'est à leur gala annuel des Défis Marcus Vitruve (une référence à un célèbre architecte de l'Empire romain), au Château Royal de Laval, que les grands bâtisseurs du Québec proclameront les mérites du fondateur de Laval Fortin, dont l'entreprise a développé à un niveau inégalé l'art de construire en région éloignée, surtout depuis son association avec Johnny N. Adams et la communauté inuite.

Avant de prendre sa retraite, il avait eu la sagesse d'en partager la propriété avec deux gestionnaires aussi fidèles que compétents, le directeur général Charles Deslauriers, et son adjointe Lynda Noël. Détenue majoritairement par des intérêts inuit, la nouvelle entité a été légalement constituée en 2005, consolidant ainsi un demi-siècle de participation à l'activité économique du Saguenay-Lac-Saint-Jean tout en ouvrant une nouvelle ère de prospérité sur la route du Moyen-Nord.

Le parcours de Laval Fortin est unique. Il pourrait inspirer l'imagination d'un romancier. Né l'année de la Grande Dépression, il devient, à 11 ans, soutien d'une famille de six enfants au décès de son père, fermier à Hébertville-Station. « La social-démocratie n'existait pas à l'époque, se souvient-il. Il fallait se débrouiller ou mourir. »

Il abandonne l'école à 13 ans pour apporter plus de pain sur la table. Il s'initie d'abord aux labeurs de la terre, mais ses préférences naturelles le guident vers le noble métier de charpentier-menuisier, prélude à son orientation définitive dans la construction. Avant de lancer son entreprise, il subira la pénible expérience du bûcheron d'avant la mécanisation de l'industrie forestière, celui qui taillait sa croûte à coups de hache dans les résineux alignés serrés dans la forêt boréale.

L'omniprésent

Puis ce fut l'âge d'or façonné par les investissements massifs des papeteries et d'Alcan. Doté de l'esprit d'entreprise, Laval Fortin perçoit son avenir dans la construction domiciliaire. Pour constituer le capital de démarrage, il érige, avec son épouse, durant leurs temps libres, le soir, une première maison qui leur procurera un savoureux bénéfice de 7000 $. Une moitié servira à loger sous leur propre toit et l'autre à l'achat d'un équipement d'occasion pour leur compagnie fondée en 1956.

Laval Fortin entre ainsi, à 27 ans, dans le monde des affaires. De fil en aiguille, au cours des ans, en enrichissant son initiative d'associés compétents comme son frère Yvon, un ingénieur spécialisé dans la gestion de projets, l'entreprise a grandi en oeuvrant jusqu'au Nunavik avant de stabiliser sa prospérité contemporaine dans le giron inuit.

Et pendant cette évolution, le nouveau héros des Défis Marcus Vitruve se fait le complice de tous les mouvements positifs issus de sa communauté, comme l'Entraide économique, la Route du Nord, la Maison de l'industrie et le Club de golf Lac-Saint-Jean, dont il est le fondateur.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer