Option régions

L'ancien député péquiste Denis Trottier.... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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L'ancien député péquiste Denis Trottier.

Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

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Bertrand Tremblay
Le Quotidien

CHRONIQUE / Denis Trottier sort de l'ombre. L'homme de toutes les missions embrasse une nouvelle cause avec Option régions, un mouvement dont il assume la présidence. Pour que les préoccupations de toutes les régions du Québec circulent jusque dans les centres de décision, il a ouvert un site web où il anime notamment Samedi on change le monde, une émission d'affaires publiques.

D'abord conseiller municipal de Dolbeau, sa ville natale, il fut élu maire de Péribonka, puis préfet de la MRC Maria-Chapdelaine avant de faire son entrée à l'Assemblée nationale en 2007 en qualité de député péquiste de Roberval. Après trois mandats, il a subi sa première défaite quand le destin en fit l'adversaire du chef libéral et premier ministre Philippe Couillard.

Rien n'existe hors...

Inquiet de l'avenir des régions dont le poids politique est constamment grignoté, Denis Trottier perçoit leur absence dans les grands réseaux d'information comme une opération mortelle commandée en haut lieu. L'Abitibien Jean-François Dumas, président d'Influence Communication, en avait fait la démonstration, en décembre dernier, dans son analyse sur « la disparition progressive des régions dans l'ensemble de l'écosystème médiatique » au cours des 15 dernières années.

« Globalement, évaluait-il, les régions ont perdu à peu près 88 % de leur poids média... » Le président fondateur du nouveau mouvement réduit pour sa part à 1 % l'espace qu'occupe l'information provenant des régions dans les médias nationaux. Chacun peut le vérifier quotidiennement. Les faits divers et les sports avec un accent particulier sur le Canadien dominent. Les grands réseaux sont passés d'un extrême à l'autre en s'intéressant davantage à l'international qu'aux régions après avoir consacré l'essentiel de l'espace médiatique à tout ce qui grouille, grenouille et scribouille dans nos deux grandes villes.

Ce qui se passe en région n'a pas d'importance... si l'information ne provient pas de Montréal ou de la maison du peuple à Québec. Le dernier exemple, c'est le poème en alexandrins que le premier ministre a adressé à Sylvain Gaudreault qui venait de compléter son mandat de chef intérimaire de l'opposition officielle.

Onésime Tremblay

Le souvenir le plus amer que le fondateur d'Option régions conserve de ce mépris des maîtres de l'information nationale à l'endroit des régions périphériques, c'est lorsqu'ils ont ignoré le Rendez-vous de la forêt québécoise tenu à Saint-Félicien, en 2013. L'événement avait été présidé par la première ministre Pauline Marois. D'autres membres du gouvernement ainsi qu'une brochette d'autres personnalités politiques, dont le chef libéral Philippe Couillard évidemment, des patrons de la grande industrie, des chefs syndicaux et des spécialistes. Au total, plus de 200 intervenants qui ont applaudi, après deux jours d'échanges, l'injection de 430 millions $ dans la modernisation de l'exploitation d'une richesse naturelle majeure.

Les médias nationaux n'avaient délégué aucun journaliste à ce forum sur une industrie qui génère encore quelque 65 000 emplois et apporte une contribution annuelle de 14 milliards $ à l'économique québécoise.

Denis Trottier caresse un autre projet, celui d'ériger un monument à la mémoire d'Onésime Tremblay, le père de Mgr Victor, fondateur de la Société historique du Saguenay, qui a tout perdu dans son combat contre une injustice commise par le grand capital et cautionnée par l'État. Les aînés connaissent bien cette tragédie de la décennie 1920 fort bien décrite dans Le combat d'Onésime Tremblay réalisé par Jean Thomas Bédard pour l'ONF en 1985.

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