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Pour le dixième anniversaire du quai des bateaux de croisière de La Baie en 2016, le prestigieux Queen Mary 2 y accostera avec ses 1253 membres d'équipage et 2620 passagers (3090 en capacité maximale).

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Bertrand Tremblay
Le Quotidien

CHRONIQUE / Le monde découvre la région à travers les croisiéristes. Ces visiteurs d'un jour dont plusieurs connaissaient notre fjord après avoir voyagé sur de luxueux paquebots qui s'arrêtaient devant le Cap Trinité le temps d'un Ave Maria émouvant, ont accepté, d'abord par curiosité, l'escale à La Baie.

Ils sont déjà plus de 300 000 à s'être rendus au bout du monde, comme on le chantait au Carnaval-Souvenir de Chicoutimi. Humbles retraités savourant une folle aventure après une vie de dur labeur comme richissimes vacanciers à la recherche de nouvelles sensations, tous sont retournés chez eux enchantés de l'accueil réservé par Louis Wauthier et les bénévoles de la Fabuleuse ainsi que des services offerts gratuitement. Et quand il leur adresse la bienvenue, le maire Jean Tremblay est aussi radieux qu'au soir de sa dernière victoire électorale. Il devient le plus aimable des hommes.

Message convaincant

La cordialité manifestée aux croisiéristes demeure le message le plus convaincant. Son caractère tout à fait exceptionnel a déjà mérité quatre fois à l'équipe dirigée par Priscilla Nemey le prix du «meilleur accueil portuaire au monde». On imagine que cette reconnaissance suggère aux agences de voyages une raison de recommander Saguenay parmi les destinations touristiques préférées.

Surpris et intrigués à leur arrivée, les croisiéristes, nous confient ceux qui les guident dans leurs brèves explorations de la région, tombent rapidement sous le charme. Leur perception, souvent bourrée de préjugés, se modifie au contact de la réalité. Plusieurs avouent sans hésitation avoir été influencés, jusqu'à leur séjour parmi nous, par la mauvaise réputation qu'entretiennent certains anglophones canadiens à l'endroit des francophones québécois. Ils repartent heureux d'une constatation qu'ils assimileront comme une véritable révélation.

Quand il jettera l'ancre au quai d'escale, jeudi prochain, le très attendu Queen Mary 2 marquera de son prestige la première décennie des investissements majeurs effectués dans l'établissement de cette activité touristique. Un grand moment qui sera sans doute célébré avec éclat par l'autorité municipale, de dévoués comédiens et figurants de la Fabuleuse et une foule record.

Le jeu des chiffres

Évidemment, la célébration du dixième anniversaire ne clôt pas le débat de la rentabilité. L'analyse publiée en mai dernier par le spécialiste Jean Matuszewski, en la collaboration avec la firme Deloitte pour le compte de Promotion Saguenay, est très enthousiaste, mais trop d'interrogations demeurent avant de conclure. Comme la tendance inquiétante de plusieurs navires à changer d'itinéraire après une ou deux escales dans la même ville.

L'étude estimait à 80 millions$ et à 1000 emplois les retombées économiques provoquées par cette activité qui a nécessité des investissements de 67 millions. Ses auteurs prévoyaient que les bénéfices s'élèveraient autour de 24 millions$ annuellement d'ici 2020. En 2013, le comptable Paul Grimard, l'ancien président de l'ERD défait à la dernière élection municipale, soutenait que chaque escale coûtait 126 000$ à la ville.

En attendant que l'avenir nous indique la vérité, accueillons chaleureusement le Queen Mary 2 et ses 3000 passagers et membres d'équipage

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