La région sauve la mise

Les candidats Alexandre Cloutier, Martine Ouellet, Paul St-Pierre-Plamondon... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Les candidats Alexandre Cloutier, Martine Ouellet, Paul St-Pierre-Plamondon et Jean-François Lisée ont débattu devant 500 militants souverainistes, dimanche, au Cégep de Jonquière.

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Bertrand Tremblay
Le Quotidien

CHRONIQUE / Une catastrophe. On ne peut désigner autrement la perception que l'électorat québécois retenait de la course à la chefferie du PQ... du moins jusqu'au débat de dimanche après-midi, au Cégep de Jonquière. Jean-François Lisée avait fait dérailler l'opération en concluant, sur les réseaux sociaux, que l'iman controversé Adil Charkaoui appuyait publiquement Alexandre Cloutier.

Le fautif s'est excusé après avoir expliqué son interprétation. Mais le mal était fait. Alexandre Cloutier s'est plaint de menaces auprès de La Sûreté du Québec qui surveille plus attentivement, maintenant, les déplacements du député de Lac-Saint-Jean. «Le dernier 24 heures, a-t-il confié sur Facebook, a été particulièrement éprouvant pour moi et ma famille.»

À guichets fermés

L'incident procure néanmoins aux péquistes l'avantage d'un intérêt accru pour une course que les médias estimaient terne et même inutile. Partisans et observateurs étaient nombreux, sur l'heure du midi, à se presser aux guichets de l'institution pour réclamer leur droit d'entrée fixé à 5$.

La majorité a même patienté plusieurs minutes avant d'avoir accès à salle François-Brassard dont tous les fauteuils ont été rapidement occupés. Affables comme des hôtesses de l'air, les bénévoles ont fort bien géré la tension et la hâte qui assombrissaient les premiers moments de ce bel après-midi.

Les débatteurs se sont avancés sur la scène sourire aux lèvres. Dans le premier dialogue public avec Jean-François Lisée, Alexandre Cloutier s'adressa d'abord à l'assistance. Son regard se tourna finalement vers son principal opposant avec lequel il échangea en toute sérénité. L'ancien conseiller des premiers ministres Jacques Parizeau et Lucien Bouchard s'est empressé dès le départ à détendre l'atmosphère en s'engageant à collaborer loyalement avec le vainqueur de l'élection fixée au 8 octobre prochain.

Elle a débuté bien tranquille cette campagne à la succession de Pierre-Karl Péladeau. Un peu comme une formalité que la convention rendait obligatoire. Alexandre Cloutier partait grand favori. Son charisme et l'exercice du pouvoir lui attribuaient une ascendance apparemment insurmontable.

Mais tout a basculé lorsque la députée Véronique Hivon, symbole du renouveau, s'est retirée de la course pour recouvrer la santé. Ses partisans ont transformé ce concours de popularité qui annonçait le couronnement du député de Lac-Saint-Jean en un véritable combat de gladiateurs par leur préférence accordée majoritairement à Jean-François Lisée et Martine Ouellet.

Lisée et Plamondon

Le ton a monté. Les attaques se sont concentrées sur le meneur qui a multiplié les promesses, dont celle d'un train grande vitesse Québec-Montréal, pour conserver son avance. Les péquistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont fait plus ample connaissance, hier, avec Jean-François Lisée, qui fut, dans une autre vie, correspondant à Washington et à Paris pour des médias nationaux. Et ils ont fait la découverte de Paul Saint-Pierre Plamondon, un brillant jeune homme qui a étudié les modèles politiques de la Scandinavie.

Martine Ouellet a de nouveau impressionné par sa foi dans la souveraineté et sa détermination. Mais elle demeure l'intelligence qui cultive un rêve présentement inaccessible. Les quatre candidats sont des virtuoses de la communication tout comme Sylvain Gaudreault, leur chef par intérim, qui manifestait sa fierté d'être député de Jonquière.

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