Les Cossette ont ennobli la Traversée

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Robert Cossette et sa fille Christine Cossette, en 2010.

Archives Le Quotidien, Michel Tremblay

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Bertrand Tremblay
Le Quotidien

CHRONIQUE / Le souvenir des Cossette, Robert et sa fille Christine, planait au souper monstre dans la rue principale de Roberval, mercredi, et à la 62e Traversée internationale du lac Saint-Jean remportée par l'Américain Alex Meyer, samedi, en présence d'une foule enthousiaste. Vingt-cinq athlètes de haut niveau venus de partout ont mesuré leur endurance durant 32 kilomètres dans les eaux froides du Piékouagami.

La veille de la compétition, parents et amis regroupés dans la cathédrale de Chicoutimi avaient rendu un dernier hommage à Robert Cossette. Depuis l'annonce de son décès survenu à l'âge vénérable de 86 ans, journalistes et personnalités publiques ont rappelé le courage et la persévérance de ce personnage hors du commun. Victime de la poliomyélite peu après sa naissance, le Baieriverain d'origine a finalement réussi l'épreuve à huit reprises après quatre échecs. Un modèle pour la jeunesse. L'Ironman Pierre Lavoie, avec son Grand Défi, prend la relève en y ajoutant l'application d'un programme d'incitation à la pratique sportive et d'enseignement de saines habitudes de vie auprès des élèves de niveau primaire.

Robert Cossette et sa fille Christine ont grandement contribué à stimuler l'intérêt populaire pour la Traversée internationale qui connaissait, dans les années 1980, des difficultés inquiétantes. Les champions mondiaux de cette discipline ne manifestaient plus la motivation des premières années. L'aller-retour effectué en solo par Christine Cossette, le 28 juillet 1984, fut l'étincelle qui ralluma la ferveur populaire. Depuis cette journée mémorable, l'élan se poursuit avec toujours plus d'intensité malgré l'indifférence des médias nationaux pour l'une des épreuves sportives les plus exigeantes physiquement avec le Tour de France.

Roberval et le monde de la natation doivent donc ressentir, aujourd'hui, un immense sentiment de reconnaissance envers Robert Cossette, un ami d'enfance, et sa fille Christine.

Le transport aérien

Québec a finalement entendu l'appel énergique lancé par Jeannot Harvey, le président de Cegertec WorleyParsons, l'importante firme d'ingénierie dont le siège social se dresse toujours sur la rue Racine. C'est au début de mai dernier qu'il avait réagi publiquement à la dernière modification d'horaire des liaisons aériennes Bagotville/Montréal-Trudeau qui éliminait toute possibilité d'un aller-retour dans la même journée pour participer à un dîner d'affaires.

Air Canada obligeait ainsi les gens d'affaires d'ici à assumer les dépenses d'une nuit d'hôtel suivie d'une journée supplémentaire dans la métropole. Le coût de ces déplacements entre les régions et Montréal dépasse un aller-retour à Paris. Une injustice qui affaiblit la position de nos PME dans leur course à la conquête d'importants contrats sur les grands chantiers du Québec.

Depuis que l'État a tué Québecair en lui retirant, en 1986, sa subvention annuelle de 15 millions$, une bagatelle si on la compare aux milliards$ attribués au transport en commun dans nos deux grands centres, Québec, en vérité, n'a pas encore répondu à Jeannot Harvey. Son ministre des Ressources naturelles, responsable du Plan Nord, Pierre Arcand, a plutôt proposé un sommet sur le transport aérien régional pour atténuer les inquiétudes de Sept-Îles qui perçoit enfin la reprise des investissements dans l'exploitation du minerai de fer. J'aurais préféré, comme dans le soutien à la CSéries de Bombardier, un projet précis du gouvernement avec l'enveloppe budgétaire appropriée. Le dernier sommet tenu à Alma laisse un goût trop amer à nos PME.

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