La colère des Anglais

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Bertrand Tremblay
Le Quotidien

CHRONIQUE / Jean-Martin Aussant attribue à la distance entre la population et les technocrates isolés dans leur tour d'ivoire de Bruxelles le détachement du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE).

L'ancien chef d'Option nationale connaît bien le Royaume-Uni. Il a oeuvré à Londres au cours des deux dernières années en qualité d'économiste. Il est surpris de cette rupture de l'alliance économique que les leçons de l'histoire ont tissée entre 28 pays après la Deuxième Guerre mondiale. 

Donald Trump

L'UE a peut-être trop bifurqué sur la voie politique, semble-t-il regretter. Après ce référendum nouvelle formule, où les chefs du oui et du non se côtoyaient dans le gouvernement de Sa Majesté Élisabeth 11, l'Europe est sous le choc. Les vainqueurs, comme la majorité de la classe politique, partagent davantage de regrets que de satisfaction. Tout en respectant le verdict populaire, les chefs d'État du monde occidental l'absorbent comme un deuil. 

Seul l'inquiétant Donald Trump triomphe pendant que Vladimir Poutine esquisse un sourire. Pour des raisons plus nobles, les souverainistes québécois se réjouissent de cette récupération par le Royaume-Uni d'éléments de sa souveraineté cédés à l'UE. L'ancien ministre péquiste Joseph Facal exprime ainsi leur sentiment au lendemain de ce référendum pas comme les autres : « Il est tout de même assez réconfortant de voir qu'il y a encore, ici et là, des peuples capables de résister à une mégacampagne de peur ».

Régis Labeaume

Pendant ce temps, Régis Labeaume entretient l'illusion du retour des Nordiques dans la LNH. Après avoir gardé le silence sur le choix de Las Vegas, il manifeste une foi inébranlable dans le retour des Nordiques. 

Il reproche toujours à Marcel Aubut et à ses partenaires d'avoir vendu la concession 75 millions $, en 1995, à des intérêts américains qui l'ont déplacée, par la suite, à Denver au Colorado. Aujourd'hui, 21 ans plus tard, Las Vegas doit débourser un demi-milliard $ US pour associer son nom à la 31e équipe de la LNH. À cette époque, prétend le maire de Québec, « l'arrangement était possible pour ne pas la perdre ». Il pense évidemment au gouvernement du Québec qui ne lui refuse aucun caprice, même un statut spécial pour sa ville comme pour la métropole. L'État s'est déjà montré très généreux en défrayant la construction du Centre Vidéotron, le plus bel amphithéâtre du pays, à la hauteur de 50 %. Se montrera-t-il aussi généreux envers les Saguenéens qui jouent dans un aréna érigé en même temps que le Colisée Pepsi ?

Pour les dirigeants de la LNH, une bâtisse, aussi rutilante soit-elle, ne suffit pas. Il faut vendre la majorité des places à un prix moyen qui diffère d'une ville à l'autre. Pour les partisans du Canadien, il se situait à 257 $ en 2013 lorsque le magazine Forbes a publié son analyse complète des enjeux financiers de la LNH. Les partisans des Sénateurs d'Ottawa sont « privilégiés ». Ils ne paient que 137,82 $ parce que l'équipe touche de plus généreuses redevances télévisuelles. À Phoenix, le territoire des Coyotes, le droit d'entrée est offert à prix d'aubaine, soit 76,65 $ en moyenne. Combien le partisan de Québec paierait-il si les Nordiques avaient reçu l'autorisation de revenir ?

Avec un plafond salarial établi à 73 millions $ US, les équipes peinent à joindre les deux bouts. Treize, toutes américaines, étaient déficitaires en 2013. C'est un défi posé à l'entreprise privée qui en tire, en retour, une visibilité exceptionnelle. Cette mentalité n'est pas encore ancrée chez nous comme le démontrent les échecs des Expos et des Nordiques.

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