Le politique et la machine

Le premier ministre Philippe Couillard.... (Archives, La Presse)

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Le premier ministre Philippe Couillard.

Archives, La Presse

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Bertrand Tremblay
Le Quotidien

CHRONIQUE / L'État renouvelle sa confiance au CQRDA. Le premier ministre et député de Roberval l'a confirmé au lancement du 44e numéro d'AL13, mardi dernier, à la Bibliothèque de l'Assemblée nationale.

Quelque 200 invités dont une quarantaine de dirigeants de PME, équipementiers et utilisateurs d'aluminium oeuvrant dans l'ensemble du Québec, l'ont entendu marteler son soutien au centre de transfert et de liaison fondé en 1993 sous le deuxième gouvernement de Robert Bourassa, et qui a toujours pignon sur le boulevard Talbot.

Il a mentionné « l'importante contribution de l'organisme à l'innovation dans l'industrie » .

Philippe Couillard avait tenu des propos analogues lors de notre entretien à son bureau de comté aménagé dans l'édifice municipal de Saint-Félicien dont l'essentiel paraît dans la dernière édition du magazine. « Le CQRDA avec son comité scientifique québécois existe toujours et nous allons continuer à le soutenir... »

Mais la grosse machine du gouvernement avance souvent beaucoup trop lentement. L'action est encore plus lente quand le peuple souverain remet à une nouvelle équipe l'administration de la chose publique. Le ministre Jacques Daoust, l'homme des grandes entreprises, titulaire de l'Économie à l'époque, a décrété la disparition du CQRDA en le réduisant au rôle de courtier en innovation, sans ressources autonomes, au lendemain du Sommet d'Alma tenu en juin 2015.

Une méprise que le premier ministre s'est empressé de corriger au dernier remaniement ministériel en confiant l'Économie à la ministre Dominique Anglade. « Je suis certain qu'elle vous écoutera avec attention. Sa carrière est beaucoup basée sur l'innovation, avait-il répondu au président du CQRDA Dominique Bouchard. Et notre gouvernement entend mettre l'accent sur cette faculté à concevoir de nouveaux produits et des technologies révolutionnaires au cours des prochaines années. »

Son discours ne peut être plus limpide et surtout mieux ajusté aux réalités d'une économie en perpétuel changement. « L'innovation pour les PME est dorénavant appliquée à des projets concrets, constatait-il. Le programme Créativité Québec, qui dispose d'un budget de 150 millions $, sera maintenu ou même bonifié. Il consiste non pas à suggérer aux PME d'adresser leurs demandes d'un crédit d'impôt et d'attendre des mois la réponse positive suivie du chèque ; il les invite plutôt à présenter leur projet dont la réalisation est planifiée dans des étapes précises comprenant des redditions de comptes pour obtenir la subvention nécessaire. C'est dans cette perspective que nous pourrions tisser des liens avec le CQRDA. »

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Pourquoi, après un si long temps d'attente, l'appareil demeure-t-il immobile comme les pyramides d'Égypte ? Et quand le moteur se met en marche, le monstre bifurque dans toutes les directions pour terminer sa course dans le fossé comme à la dernière session. Aux Transports surtout, la catastrophe se poursuit sous tous les régimes depuis l'ère de pierre.

Quand le politique ne parvient pas à contrôler la machine, l'autocratie n'est pas moins et l'anarchie se manifeste déjà. Le premier ministre et sa garde rapprochée qui comprend ses hommes de confiance, le surprenant Carlos Leitäo et Martin Coiteux, disposent du court délai des vacances pour faire le grand ménage.

J'espère qu'ils conseilleront aux nouveaux membres du gouvernement de sortir de leur douillet environnement pour mieux connaître le Québec hors des grands centres. Avec les cônes orange qui encombrent la circulation de la métropole, ce n'est pas facile. Mais ils apprécieront l'effort.

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