PKP s'adresse aux étudiants

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Pierre Karl Péladeau, lors de son passage à l'UQAC, la semaine dernière

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Bertrand Tremblay
Le Quotidien

CHRONIQUE / Pierre Karl Péladeau a raté une occasion en or de renouveler l'attachement traditionnel des Chicoutimiens pour le Parti québécois à sa rencontre avec les étudiants de l'UQAC, mardi dernier. Certes, il a martelé l'importance d'investir dans les constituantes régionales de l'Université du Québec pour maintenir la qualité de leur enseignement et des activités de recherche qu'elles y poursuivent. Il aurait pu insister sur la participation essentielle de ces institutions de haut savoir dans le développement des régions, mais reconnaissons que son plaidoyer sur l'importance de l'éducation fut fort bien reçu.

Au désappointement de plusieurs cependant, il est trop rapidement passé à son thème favori, l'indépendance. Il a ressassé cette prétention discutable que les Québécois qui versent annuellement quelque 50 milliards$ dans le trésor fédéral ne reçoivent pas, en retour, leur part du gâteau.

Il a minimisé l'importance de la redistribution de la richesse canadienne par le truchement de la péréquation même si le Québec en a retiré une dizaine de milliards l'année dernière. La préoccupation constante du Québec francophone se situe plutôt dans les conséquences des déséquilibres démographiques croissants de la diversité canadienne. Comment contrer ce phénomène si la majorité anglophone ne protège pas la francophonie avec la conviction de préserver une richesse comme le fait la Suisse allemande à l'endroit de ses minorités linguistiques?

Des emplois SVP

L'assistance aurait sans doute préféré que ce gestionnaire de grande entreprise devenu politicien mette davantage l'accent sur l'économie. Il a à peine effleuré le sujet.

Il a mentionné la transformation de l'aluminium sans mentionner les efforts que la région multiplie depuis un quart de siècle pour la rendre possible malgré les obstacles de l'éloignement des grands marchés. Quelle belle occasion offrait ce caucus à la députation péquiste d'animer la fierté des Bleuets en évoquant des réussites comme Béton préfabriqué du Lac, l'un des plus célèbres constructeurs d'édifices et autres infrastructures aux États-Unis et dans d'autres pays. L'entreprise démontre que le savoir-faire et la compétence sont la plus convaincante réplique aux pessimistes qui invoquent toujours le coût du transport comme un obstacle infranchissable.

Nos réussites

Et que dire de la chicoutimienne Devinci qui, répétons-le, exporte ses vélos, dont le célèbre BIXI, dans plusieurs métropoles américaines et à Londres? Je rêve encore de voir notre premier ministre ou un de nos hommes publics profiter d'une circonstance appropriée pour rouler sur un BIXI en présence de la presse nationale.

Le chef souverainiste est entré à l'Assemblée nationale après avoir fait progresser l'empire économique édifié par son père tout en prêchant la nécessité de fonder des PME pour faire avancer le Québec dans l'univers économique. Comme il avait raison à l'époque où il présidait la Fondation de l'entrepreneurship d'inciter la population à soutenir les entreprises, à reconnaître le courage de leurs dirigeants, leur ténacité et leur audace! « Nous considérons nos athlètes comme des héros et nos artistes comme des idoles. Pourquoi nos créateurs d'emplois, nos grands bâtisseurs du Québec ne seraient-ils pas des modèles pour nos jeunes? » s'interrogeait-il récemment devant 300 entrepreneurs. C'est en s'exprimant ainsi qu'il contribuera le plus efficacement à l'épanouissement du Québec et non en nourrissant la frustration d'un peuple victime des assauts perpétuels des chevaliers de l'assimilation.

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