La recherche à l'UQAC

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L'Université du Québec à Chicoutimi... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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L'Université du Québec à Chicoutimi

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

Bertrand Tremblay
Le Quotidien

CHRONIQUE / Un lobby politique métropolitain très puissant a de nouveau semé l'émoi dans le Québec des régions en préconisant l'abolition du siège de l'Université du Québec. Il reprenait sa campagne amorcée dans les années 1980 sous le deuxième gouvernement de Robert Bourassa.

Les aînés se rappelleront que Claude Ryan, le ministre de l'Éducation à l'époque, avait provoqué une levée de boucliers en recommandant aux constituantes régionales de l'Université du Québec d'abandonner progressivement la recherche pour mettre l'accent sur la qualité de l'enseignement au premier cycle. Il avait finalement renoncé à ce projet après avec vérifié, sur place, durant toute une journée, en présence des professeurs, la qualité et la pertinence des travaux de recherche menés à l'UQAC.

Un centre de services

En fin d'octobre dernier, l'actuel titulaire de l'Éducation, François Blais, niait la rumeur voulant qu'il ferme le siège social de l'UQ établi dans le quartier Saint-Roch, à Québec. Un soulagement pour les universités en régions qui, sans la puissance du réseau, seraient dangereusement fragilisées. L'Université du Québec ne joue d'ailleurs plus depuis longtemps le rôle d'un siège social. Elle est plutôt un regroupement de services communs et une passerelle entre les éléments de cette université pas comme les autres et le pouvoir politique qui domine le promontoire de la Grande Allée.

Un démantèlement ne serait profitable qu'à l'UQAM, le géant de la parenté dont l'ambition secrète est d'avaler l'essentiel des ressources sous prétexte de mieux concurrencer l'Université de Montréal, McGill et Laval. C'est d'ailleurs en utilisant ce prétexte que la constituante montréalaise avait arraché le privilège de négocier son enveloppe budgétaire avec le ministère de l'Éducation tout en demeurant membre du réseau. Le gouvernement a finalement étendu cet avantage aux universités établies en régions.

L'encadrement de l'UQ est essentiel. Il projette l'image d'un ensemble de dix composantes fréquentées par près de 100 000 étudiants et réparties de Montréal jusqu'en Abitibi-Témiscamingue en passant par Québec. Dans les laboratoires des six universités solidement implantées dans autant de régions, les chercheurs explorent les possibilités de développement et remettent perpétuellement à jour les connaissances du milieu.

La Fondation

Dès la mise en place, chez nous, durant la décennie 1970, d'un établissement de haut-savoir, la Fondation a recueilli 1 200 000 $ en cinq ans dans une première campagne de financement. Après d'autres initiatives et la campagne majeure de développement UQAC-FUQAC menée sous la présidence de Monique Leroux, PDG du Mouvement des caisses Desjardins, le mouvement dispose d'actifs dépassant les 13 millions $ après avoir versé, depuis une quarantaine d'années, plus de 18 millions $ aux équipes de recherche, aux projets de l'Université et en bourses aux étudiants les plus méritants.

Les travaux de recherche appliquée ont provoqué des retombées économiques significatives. Les projets BALZAC, de Gérard Bouchard, et de dégivrage des lignes de transport d'énergie électrique de Masoud Farzaneth ont atteint un rayonnement mondial. Une nouvelle génération succède aux chercheurs de la première heure. Elle s'inspire d'une philosophie bien contemporaine, m'indiquent les responsables de l'enseignement, de la recherche et de la création, mais sans négliger l'économie.

Avec une population vieillissante, elle se recentre sur l'humain « qui attend des réponses à une évolution déstabilisatrice dont il cherche les issues ». Faisons confiance à ces jeunes esprits.

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