Les valeurs québécoises

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Philippe Couillard et Thomas Mulcair sont les grands... (La Presse Canadienne)

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Philippe Couillard et Thomas Mulcair sont les grands gagnants de la dernière session.

La Presse Canadienne

Bertrand Tremblay
Le Quotidien

Il a suffi de quelques mouvements et d'un sondage aux révélations surprenantes pour modifier la trajectoire politique et raviver l'ardeur des partisans les plus passionnés. Ils alimenteront les discussions autour du barbecue avec la parenté d'ailleurs pendant que les membres de l'Assemblée nationale et du Parlement canadien feront le plein d'énergie durant leurs vacances estivales.

Philippe Couillard et Thomas Mulcair sont les grands gagnants de la dernière session. Malgré les manifestations contre les sacrifices imposés dans la course à l'équilibre budgétaire, le premier ministre a conduit ses troupes à la victoire aux dernières élections partielles et sa formation trône dans les intentions de vote après avoir gagné quatre points.

Thomas Mulcair

Quant au chef du NPD, son leadership et sa prestance impressionnante comme chef de l'Opposition en font plus que jamais le préféré des Québécois bien loin devant Justin Trudeau et Stephen Harper. Son programme qui s'inspire de plus en plus des générosités de l'État Providence risque toutefois de rendre craintifs les votants du Canada anglais devant la perspective d'une escalade de promesses aussi coûteuses qu'incontrôlables.

Le retour de Gilles Duceppe à la direction du Bloc change la donne. Sous le commandement de Mario Beaulieu, le parti fondé par Lucien Bouchard agonisait. Mais avec un politicien expérimenté et charismatique, les souverainistes reprennent confiance.

À Québec, les souverainistes soupirent après les déchirements de la course au leadership et l'initiation à la politique de l'actionnaire majoritaire d'un florissant empire de presse et du numérique dont les décisions sont généralement sans appel. Pierre Karl Péladeau a réussi le test. Tout en maintenant une autorité sans faille sur le PQ, il poursuit, comme un élève studieux, l'apprentissage du métier de chef d'État.

Gérard Bouchard

Bien entouré de conseillers sages et rompus à la joute parlementaire, PKP adapte sa personnalité aux exigences de la politique. Il a l'humilité de lire ses critiques et interrogations à la période des questions pour éviter les mauvais pas. Dans son analyse publiée samedi, le chroniqueur parlementaire de La Presse, Denis Lessard, lui accorde la première étoile de son parti. Il décerne la deuxième à Jean-François Lisée et la troisième à Alexandre Cloutier tout juste devant Sylvain Gaudreault qualifié de « joueur le plus gentleman » de l'équipe.

Par contre, Bernard Drainville, le ténor le plus volubile avec son projet de Charte des Valeurs, a perdu du gallon. Gérard Bouchard s'en réjouira. Il n'a jamais partagé son interprétation des valeurs québécoises rejetée d'ailleurs à l'élection générale du 7 avril 2014.

L'éminent professeur de l'UQAC, coprésident de la Commission sur les accommodements raisonnables, l'avait même invité à démissionner après la défaite du gouvernement Marois en lui reprochant ses « déclarations incendiaires et mensongères pour dresser la majorité québécoise contre les minorités et les immigrants ».

Dans sa dernière réflexion sur ce sujet toujours brûlant d'actualité parue dans La Presse la semaine dernière, il reproche aux élus de résumer les valeurs à leurs éléments les plus politiquement rentables comme la langue, l'égalité homme-femme et la laïcité. Il faudrait ajouter, insiste-t-il, celles forgées par notre histoire que sont la liberté, la démocratie, la non-violence, la justice, l'égalité sociale et la quête de consensus.

Le gouvernement Couillard assurerait le meilleur avenir des Québécois en puisant davantage dans les recommandations de la Commission Bouchard-Taylor.

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