Bravo Shawinigan! Vive la belle Arvida!

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Shawinigan et Arvida commémoreront, demain, un siècle de perturbations économiques.

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Bertrand Tremblay
Le Quotidien

Shawinigan et Arvida commémoreront, demain, un siècle de perturbations économiques. Le lancement de la 42e édition du magazine AL13 dans l'ossature de la première aluminerie canadienne, symbolisera l'émergence d'un nouveau réseau industriel caractérisé par la diversité.

Dans les années 1950, Shawinigan était la ville la plus prospère du pays et Arvida était perçue comme la métropole de l'univers aluminium avec son complexe industriel peuplé de quelque 12 000 personnes et ses activités de recherche. La technologie, la mondialisation et leurs effets collatéraux ont profondément modifié le portrait global.

La renaissance

Aujourd'hui, Shawinigan vibre dans une renaissance économique dont la puissance est nourrie par une multitude de petites unités. Le mouvement prend de l'ampleur depuis l'établissement du Centre entrepreneurial, un véritable modèle d'innovation et de formation au service de la PME.

L'ancien chef syndical élu maire en 2009, Michel Angers, fait la page couverture d'AL13. Il est devenu le grand agent de développement. « Ma porte est toujours grande ouverte aux petites et moyennes entreprises qui éprouvent des difficultés ou caressent des projets d'expansion », insiste-t-il. C'est une attitude qui devrait être un automatisme chez les autorités politiques du Saguenay-Lac-Saint-Jean où les PME génèrent des milliers d'emplois en exportant leurs produits et services - BPDL (Bétons Préfabriqués du Lac) en est un bel exemple-- partout sur la planète. J'imagine que des entreprises dynamiques comme la jonquiéroise RÉMAC et ses 85 employés apprécieraient un comportement aussi compréhensif de Saguenay et des gouvernements supérieurs lorsque des éléments imprévisibles menacent leur survie.

Pendant que Shawinigan se refait une beauté économique, Arvida, qui est enchâssée, depuis la spirale des fusions municipales, dans Jonquière et Saguenay, renouvelle son partenariat avec la grande industrie en multipliant les initiatives positives par l'intermédiaire du Syndicat des employés de l'aluminium.

Après avoir sauvegardé les 400 emplois de Vaudreuil jusqu'en 2020 en assurant que la rentabilité demeurera au rendez-vous, le groupe dirigé par le nouveau membre du Club des Ambassadeurs d'Arvida, Alain Gagnon, s'applique à prolonger l'exploitation de la veille aluminerie jusqu'à la réalisation des deuxième et troisième phases d'AP60.

La valeur ajoutée

Et voilà que RTA, à l'étonnement ravi de ses employés, augmente sa production d'aluminium à valeur ajoutée, plus précisément des billettes d'extrusion livrées à l'industrie de l'automobile. L'investissement de 2,2 millions $ au Centre de coulée paraît modeste, mais c'est un nouveau pas dans la bonne direction.

À Shawinigan également, RTA accompagne Sotrem-Maltech dans un effort pour réanimer le Centre de coulée de l'aluminerie morte de vieillesse en novembre 2013. On y coule des lingots d'alliages spécifiques pour le marché international des PME.

Quand le grand capital devient frileux, il faut innover encore davantage. C'est la préoccupation qui anime les travailleurs du métal gris au Québec et plus activement ceux de Shawinigan et d'Arvida depuis l'avènement de nouveaux joueurs aux moyens puissants d'Arabie Saoudite, de Chine et d'ailleurs dans l'industrie mondiale de l'aluminium que l'Amérique du Nord a dominé comme un monopole durant un siècle.

Bravo Shawinigan ! Vive Arvida et son rayonnement mondial !

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