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Lysandre Ménard et Céline Bonnier dans La passion... (PHOTO FOURNIE PAR FILMS SÉVILLE)

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Lysandre Ménard et Céline Bonnier dans La passion d'Augustine

PHOTO FOURNIE PAR FILMS SÉVILLE

Bertrand Tremblay
Le Quotidien

Même si La passion d'Augustine demeure une modeste production québécoise, elle évoque dans la mémoire des aînés les images émouvantes de La mélodie du Bonheur, le film culte qui enchante encore, un demi-siècle après son lancement. La salle 1 du cinéma Odyssée à Place du Royaume, en cet après-midi de la Semaine Sainte, était remplie à craquer.

À la sortie, après l'attribution du grand prix provincial à la rebelle Alice superbement personnifiée par la pianiste Lysandre Ménard, je n'ai pas été le seul à essuyer une larme.

Le patrimoine

Pour la première fois, comme l'observait si justement le confrère Daniel Côté dans Progrès-Dimanche, notre cinéma va au-delà des « côtés sombres de notre passé religieux, les abus d'enfants, les drames vécus par les communautés autochtones ». Une critique qui permet d'apprécier, à travers les dérives de l'être humain, l'oeuvre immense accomplie par la foi depuis l'établissement de la Nouvelle-France jusqu'à la laïcisation toute récente des grandes missions de l'État. Le film ouvre une fenêtre sur la qualité de l'enseignement dispensé dans la majorité des écoles confiées jadis aux communautés religieuses.

Pensons simplement aux grandes institutions, aujourd'hui en voie d'extinction, érigées par les Ursulines à Roberval, les Soeurs du Bon-Conseil et du Bon-Pasteur à Chicoutimi. Elles s'ajoutaient au réseau hospitalier construit par Les Augustines de la Miséricorde de Jésus depuis 1884 et remis, un siècle plus tard, au gouvernement du Québec. Ce chantier fut d'abord entrepris, évidemment, à Québec.

Un patrimoine d'une valeur colossale qui explique, essentiellement, l'excellente santé des finances publiques à l'aube de la Révolution tranquille. La dette accumulée n'atteignait même pas les 200 millions $, soit 39.10 $ par personne. Aujourd'hui, après 55 ans de Révolution tranquille, elle franchit le cap des 200 milliards $, infligeant ainsi à chaque individu un lourd passif de 22 300 $. Certes, nous détenons des valeurs sûres comme les grandes centrales hydroélectriques et nos autres ressources naturelles, comme la forêt et les fonds miniers, essentiellement situées en régions.

Mais nos gouvernements ont souvent dépensé comme des matelots ivres en s'illusionnant sur l'inépuisable bassin de nos richesses collectives dont l'exploitation nécessite d'immenses capitaux et est souvent freinée par mille facteurs, notamment les contraintes environnementales, les campagnes de Greenpeace et la concurrence internationale.

Tous les discours de nos utopistes et les marches de contestation au centre-ville de la métropole ne modifient nullement cette cruelle réalité : la dette collective nous coûte annuellement en intérêts seulement 11 milliards $, soit 30 millions $ par jour. Imaginez comment le ministère de l'Éducation pourrait ensoleiller l'avenir de nos jeunes si les promesses électorales ne nous avaient pas rendus aussi gourmands.

Les Saguenéens

Les Saguenéens auraient pu, comme les toujours surprenants Olympiques de Gatineau qui ont vaincu les grands champions de Blainville-Boisbriand en première ronde, renverser la vapeur contre Moncton et causer la surprise de la saison. Mais Yanick Jean et ses adjoints ne disposaient pas des réserves nécessaires après les nombreuses blessures qui ont ravagé la troupe durant toute la saison.

Ce fut néanmoins une série captivante. L'honneur est sauf. Il faut maintenant oublier l'effet dévastateur de cette course truquée vers la présentation de la Coupe Memorial pour reformer une équipe compétitive en mettant l'accent sur le recrutement d'un quart-arrière à la défense et de deux Européens de qualité.

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