Québec bouillonne

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Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier.... ((Photo André Pichette, La Presse))

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Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier.

(Photo André Pichette, La Presse)

Bertrand Tremblay
Le Quotidien

La course à la chefferie du PQ passera enfin par les régions. Par préoccupation économique, les stratèges avaient planifié une centralisation des débats à Montréal et à Québec. La logique et les pressions politiques ont finalement imposé des affrontements à Trois-Rivières, Sherbrooke et Rimouski.

Même si les sondages le placent bien loin derrière le favori Pierre Karl Péladeau, le seul représentant du Québec profond, Alexandre Cloutier, pourra mieux sensibiliser les partisans de la formation souverainiste aux réalités régionales.

L'économie d'abord

L'organisation du parti fondé par René Lévesque imposera avec plus de ferveur que jamais le thème de la souveraineté à des candidats fiévreusement convaincus que le Québec ne pourra survivre et se développer qu'en se transformant en pays détaché du paternalisme britannique. Mais dans l'immédiat, le peuple se soucie davantage de conserver la qualité des services en ces temps difficiles et surtout, il demande à l'État de prendre les initiatives nécessaires à la création d'emplois.

En région, on retient son souffle en constatant que la machine administrative exige davantage de sacrifices chez elles que dans les grands centres. Pour le conseiller dans les actions à entreprendre pour réduire ses dépenses de 3,2 milliards $, le gouvernement a confié à l'ancienne ministre libérale Lucienne Robillard secondée par quatre spécialistes l'institution de la Commission de révision des programmes. Ce n'est pas un travail bénévole. Un million de dollars serviront à l'attribution d'honoraires qui s'élèveront à 265 000 $ pour la présidente.

Dans son premier rapport déposé en novembre dernier, la Commission a visé les municipalités en évitant les deux grandes villes et elle a grignoté des recommandations aléatoires autour de l'agriculture et des programmes sociaux. Les puissants n'ont même pas été inquiétés. Yves-Thomas Dorval, le président du Conseil du patronal du Québec, a même poussé l'audace jusqu'à suggérer à l'État de commanditer le déménagement, dans les centres urbains, des communautés les plus vulnérables. Chez nous, ces municipalités « dévitalisées » portent les noms de Petit-Saguenay, Notre-Dame-de-Lorette, Saint-André-du-Lac-Saint-Jean, Saint-Stanislas, Lac-Bouchette, Saint-Edmond-les-Plaines et Saint-François-de-Sales.

La solution Cloutier

Comme la Santé domine dans la colonne des dépenses du gouvernement, le ministre Gaétan Barrette a rapidement pris l'initiative de la réforme, avec la tronçonneuse de la loi 10 qui prévoit notamment le déplacement à Québec des missions confiées jusqu'à maintenant par les agences régionales de santé.

Dans notre région, le pivot central, le futur centre administratif intégré de santé et de services sociaux (CISSS) logera à Chicoutimi et le ministère maintiendra, à l'UQAC, le prolongement de la faculté de Médecine de l'Université de Sherbrooke. L'application des modifications qui seront imposées après l'adoption des projets de loi soumis par le ministre Barrette suscite les plus grandes inquiétudes à l'extérieur de Québec et de Montréal.

Entre temps, la présence d'Alexandre Cloutier dans la course à la direction du PQ replace les régions dans le forum national des grands enjeux politiques. Sa solution à la difficulté de gérer l'article 1 de la charte péquiste respecte les militants pressés, soit l'obligation pour un éventuel futur gouvernement péquiste d'obtenir un million de signatures avant d'autoriser la tenue d'un référendum.

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