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Les gestionnaires des Saguenéens ont profité du vendredi noir pour faire le ménage complet. L'entraîneur-chef Patrice Bosch et le directeur général Marc Fortier prennent la porte et le Chicoutimien Yanick Jean s'amène pour occuper les deux postes.

(Archives)

Bertrand Tremblay
Le Quotidien

Marc Fortier a joué à quitte ou double pour former une équipe championne, mais il a perdu. Et il a entraîné le jeune entraîneur-chef Patrick Bosch dans sa chute.

Le tandem subit la loi impitoyable des activités sportives encadrées dans un modèle industriel. La victoire réjouit le coeur du partisan et le rend très fidèle. Les défaites à répétition aiguisent, par contre, son esprit critique et l'éloignent des amphithéâtres. Tous les actionnaires de cette vaste industrie sont à la recherche d'entraîneurs qui détiennent la recette du succès.

Le 25e entraîneur-chef

L'histoire des Saguenéens est sans doute la plus riche de la LHJMQ en expériences multiples à ce chapitre. C'est l'équipe à ma connaissance qui a embauché le plus grand nombre d'entraîneurs-chefs, soit 25. Comparons avec les Olympiques de Gatineau qui, après le même nombre de saisons, ont engagé 14 entraîneurs. Et cette formation s'avère une machine redoutable qui affiche une collection de sept championnats et d'un huitième au tournoi annuel de la Coupe Memorial.

Chicoutimi revendique toutefois le privilège d'avoir retenu les services de deux entraîneurs-chefs, Orval Tessier et Guy Carbonneau, qui ont dirigé des équipes de la Ligue nationale, soit les Blackhawks de Chicago et le Canadien de Montréal. Mais ce sont d'humbles et obscurs enseignants de notre sport national qui ont obtenu les résultats les plus flamboyants. Jos Canale a conduit les Saguenéens à leur premier championnat en 1991, alors que Gaston Drapeau, qui le précéda et lui succéda, dirigea des équipes dominantes durant ses six saisons chez les Saguenéens, dont l'une s'est hissée jusqu'à la conquête de la Coupe du président.

Même s'il n'a pas réalisé son rêve d'inscrire les Saguenéens sur la Coupe Memorial, Richard Martel s'est avéré non seulement flamboyant, mais très efficace au cours de sept saisons à la barre des Saguenéens. Il détient d'ailleurs le record du plus grand nombre de victoires à la direction d'équipes de la LHJMQ.

Yanick Jean

Quand Richard Martel a répondu à l'appel des dirigeants, en novembre 2003, l'équipe s'enfonçait plus profondément dans les bas-fonds du circuit à chaque match, un peu comme avant la rencontre remportée par les Saguenéens 3-0, hier après-midi, à Drummondville. Son arrivée derrière le banc eut un effet magique sur les joueurs qui multiplièrent les victoires par la suite. Les partisans retrouvèrent leur ferveur et le chemin du Centre Georges-Vézina.

Le retour de Yanick Jean dans sa région natale devrait également ramener la confiance chez les Saguenéens. Ce fils d'Alma fut un défenseur très efficace devant le célèbre Félix Potvin durant ses quatre saisons avec les Bleus dans les années 1990. Repêché par les Capitals de Washington, il a bourlingué dans les ligues mineures professionnelles avant d'entreprendre sa carrière d'entraîneur-chef avec le Rocket de l'Île-du-Prince-Édouard en 2005. Trois ans plus tard, il accepte l'invitation d'assumer les mêmes responsabilités à Victoriaville. Et en 2012, il ajoute une plume à son chapeau en remportant la médaille d'or attribué au meilleur entraîneur adjoint d'Équipe Canada des moins de 18 ans.

Yanick Jean possède les atouts nécessaires au travail de reconstruction qui commence dès aujourd'hui. Car n'oublions pas que la direction avait confié à Marc Fortier le mandat de rassembler une majorité de vétérans bien établis autour du surdoué Nicolas Roy pour entreprendre en force la montée vers la Coupe Memorial.

Mais les blessures infligées notamment à Laurent Dauphin et à Gabryel Boudreau-Paquin, ajoutées à la décision du défenseur aux qualités de quart-arrière, Dominic Poulin, de porter l'uniforme des Redmen de McGill plutôt que celui des Saguenéens, ont modifié le scénario. Le complexe chassé-croisé d'échanges enrichis de choix de repêchage n'a produit, au cours des derniers mois du règne de Marc Fortier, que surprises et déceptions. Dommage pour cet aimable personnage qui fut, selon l'ami Phil Desgagné, le meilleur joueur de centre dans l'histoire des Saguenéens.

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