25e journée mondiale du malade

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Le pape Jean-Paul II a créé la Journée mondiale des malades en 1993

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Le Quotidien

CHRONIQUE ÉGLISE / Le 11 février 1993, fête de Notre-Dame de Lourdes, saint Jean-Paul II instituait la Journée mondiale du malade, mettant ainsi en place une tradition que n'oublient pas de souligner les communautés chrétiennes en cette fin de semaine.

Un thème permet d'amorcer la prière et la réflexion de tous les baptisés du monde entier qui continuent de se rappeler que Jésus s'est attaché à tous les souffrants et particulièrement aux infirmes, aux pauvres et aux malades. Les guérisons qu'il accomplit sont suffisamment nombreuses pour nous montrer l'importance qu'il accordait à rétablir la personne dans son intégrité, afin que nous comprenions que l'accueil de l'Évangile passe par la guérison souvent physique ou psychologique avant d'être spirituelle. Je crois que c'est le sens de l'action pastorale que Jean-Paul II portait en son coeur, quand il a mis en place la Commission pontificale pour la pastorale des services de santé.

Le pape François nous fera comprendre pour sa part que la Journée du malade se vit autant dans les moments de prière, les liturgies eucharistiques et l'Onction des malades, le partage avec les malades et les approfondissements bioéthiques, théologiques et pastoraux. Il nous propose cette année comme thème : « Émerveillement pour tout ce que Dieu accomplit »... «Le puissant fit pour moi de grandes choses »(Lc 1,49)

Le Saint-Père dira dans sa lettre : « Me situant dès à présent spirituellement près de la grotte de Massabielle, devant l'effigie de la Vierge immaculée, en qui le Tout-Puissant a fait de grandes choses pour le rédemption de l'humanité, je désire m'exprimer avec vous tous qui vivez l'expérience de la souffrance »

Dans les milieux de santé

Pourrions-nous, d'autre part, oublier l'appel qu'il lance à tous ceux et celles qui, dans leurs différentes fonctions et dans toutes les structures de la santé, agissent avec compétence et responsabilité dans le traitement et pour le bien-être quotidien de tous les malades!

Personnellement, je n'ai pas peur de dire que dans nos hôpitaux, le soin des malades est pris au sérieux autant de la part des gestionnaires que de la part de toutes les personnes qui interviennent directement auprès des malades, cherchant tous à perfectionner ce qui existe déjà ou rendant accessible ce qui n'y est pas encore. Chacune des personnes intervenantes aurait sûrement un fait à partager, nous montrant combien elle agit avec coeur auprès des malades qui lui sont confiés.

Ces gens qui se dévouent ainsi auprès des malades sont une occasion de nous émerveiller. Par les baptisés, l'Église, dans son engagement quotidien, doit continuer à nous montrer le visage du Seigneur. Le pape François nous raconte : « Bernadette pauvre analphabète et malade se sent regardée par Marie comme une personne. Ainsi chaque malade est et reste toujours un être humain qui doit être traité comme tel ». Les infirmes comme les porteurs de handicaps très lourds ont leur inévitable dignité. Les malades ne portent pas en eux le seul désir de guérir, mais aussi celui de vivre cette vie en relevant les défis du quotidien. Le malade vit également les défis de sa foi en sachant que le Christ le soutient pour lui permettre de confronter ses faiblesses humaines et de vivre la miséricorde. Miséricorde dans son corps par la guérison, mais miséricorde aussi pour vivre tout ce qui est nécessaire à la paix du coeur.

Dans nos hôpitaux, dépendamment des institutions, les services de la Pastorale de la santé ont pris des orientations nouvelles, mais continuent d'exister. Je crois, avec ceux qui y travaillent, que personne n'empêchera quelqu'un de recevoir les services pastoraux dont ils ont besoin. Tous les prêtres, diacres et intervenants dans le domaine pastoral demeureront disponibles pour accompagner des malades dans le cheminement spirituel dont ils ont besoin. Comme on dit, il suffit de le demander.

Dans nos milieux, nous avons beaucoup de moyens pour intervenir auprès des malades. N'oublions pas que dans d'autres endroits qui n'ont pas les moyens financiers, des personnes démunies peuvent être laissées pour compte, les soins de santé devenant alors pour riches seulement.

Jean Brassard, prêtre

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