Au-delà de la taille de Girard

Le défenseur des Cataractes de Shawinigan Samuel Girard... (Archives le Michel Tremblay)

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Le défenseur des Cataractes de Shawinigan Samuel Girard

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CHRONIQUE / Tard mercredi soir, Samuel Girard a été le dernier joueur retranché par les dirigeants d'Équipe Canada junior. Est-ce une surprise? Non, mais la déception est vive pour le défenseur robervalois qui était tout prêt de vivre l'aventure du Championnat mondial, à seulement 18 ans.

Il y a beaucoup d'éléments à prendre en compte dans cette décision et pas seulement la charpente de Samuel Girard ou ses statistiques. Jeudi, j'ai lu plusieurs personnes sur les réseaux sociaux dire qu'il était inconcevable de se priver du meilleur défenseur au Canada, titre remporté par le numéro 94 l'an dernier. Les défenseurs offensifs comme Girard sont toujours plus en vue pour ce genre de trophée que ceux au style plus défensif, ce qui ne remet pas en cause leur efficacité. N'empêche que Samuel Girard, c'est une récolte d'un point par match depuis son arrivée dans la LHJMQ. Depuis un an, il roule à un rythme de 1,5 point par rencontre, ce qui est exceptionnel pour un défenseur.

C'est certain que la taille de Samuel Girard ne l'a pas aidé. C'est une évidence. Les sept défenseurs gardés par les entraîneurs, dont trois Québécois, affichent une moyenne de près de 6 pieds 2 et 189 livres, ce qui est un contraste avec le choix de 2e ronde des Prédators de Nashville qui, à 5 pieds 9, fait osciller la balance à 165 livres. Si les responsables ont décidé qu'ils pouvaient se priver de Girard, c'est qu'ils ont jugé qu'ils étaient suffisamment équipés sur l'avantage numérique sans lui, notamment avec le vétéran Thomas Chabot à la pointe. Du même coup, ils ne font pas de compromis sur le plan physique. «Ils m'ont dit que j'avais eu un bon camp, mais que c'était une question de ''fit''. Je pense qu'ils avaient déjà les gars qu'ils voulaient sur l'avantage numérique et leur idée d'où est-ce qu'ils voulaient aller, et je n'étais pas dans leur plan», a confié Girard jeudi au Nouvelliste de Trois-Rivières. Il n'aurait pas pu mieux dire pour résumer.

C'est dommage, mais à sa taille, il avait besoin d'un camp extraordinaire -le mot est faible- pour forcer la main des dirigeants ce qui n'a pas été le cas. Dans les discussions de couloirs, Girard est souvent identifié comme un défenseur très offensif, avec des lacunes défensives et qui prend des chances offensivement. Ça doit être pour ça qu'il est +52 depuis le début de sa carrière dans le junior majeur. Oui il prend des chances dans la LHJMQ, ce qui fonctionne plus souvent qu'autrement, mais il est assez intelligent pour ''se retenir'' dans un tournoi aussi relevé que le Championnat mondial junior.

«Je pense que j'ai connu un bon camp, j'ai joué de la manière qu'ils m'ont demandé et j'ai gardé les choses simples. J'ai sorti la rondelle et bien joué offensivement et défensivement. Je ne pense pas que j'aurais pu faire mieux que ce que j'ai fait là-bas. (...) Je n'ai aucune chose à me reprocher», a-t-il analysé lors de l'entrevue. Encore une fois, difficile de mieux résumer...

La petite consolation dans son cas, c'est qu'il sera encore un candidat de premier plan l'an prochain. Si j'avais à gager, je dirais qu'il fera sa place. Un moment donné, comme depuis qu'il est dans le pee-wee, il faudra le mettre dans le bain pour s'apercevoir qu'il est capable de livrer la marchandise.

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