Des acteurs importants de la réussite des étudiants

Éric Pilote... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Éric Pilote

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Les professeurs et les chargés de cours de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) sont d'importants acteurs de la réussite de la nouvelle génération, croit fermement le doyen des affaires départementales, Éric Pilote.

Le décanat des affaires départementales apporte du soutien au corps professoral et il agit de concert avec les directeurs des huit départements qui forment l'université. Ces derniers consultent également le doyen pour ce qui touche à la convention collective. En fait, selon M. Pilote, il doit travailler avec les demandes de la haute direction et celles des professeurs.

« Ce que je vois, et qui est apparent, c'est que les professeurs cherchent toujours à rendre leurs cours intéressants. Les gens sont motivés, ils sont conscients de l'impact qu'ils peuvent avoir sur la communauté. À l'UQAC, il y a 64 % des jeunes qui sont de première génération, c'est-à-dire que leurs parents ne sont jamais allés à l'université. On sait que c'est plus difficile pour les jeunes dans ce cas là de poursuivre leurs études. Être en région nous permet de rendre l'éducation supérieure accessible, et les professeurs jouent un grand rôle dans la formation », raconte le doyen.

Éric Pilote ajoute que les professeurs n'ont pas seulement l'enseignement comme tâche importante. Ils doivent également contribuer à la recherche, un aspect important de leur travail.

« Un professeur régulier a quatre tâches d'enseignement, et le reste de son temps est dédié à la recherche. On ne vise pas à embaucher des professeurs qui seraient strictement dédiés à l'enseignement, car l'un des mandats de l'université est de produire de la recherche. Aller à l'encontre de cette mission, c'est remettre en question l'existence des universités », affirme M. Pilote.

Malgré tout, on voit un changement dans la tâche des professeurs, surtout dans le programme de physiothérapie par exemple, où l'université souhaite donner un peu plus de place aux enseignants cliniciens. Ils ont parfois une plus grande tâche d'enseignement, et ils orientent leur recherche sur le côté davantage clinique. Ils apprennent aux étudiants l'aspect un peu plus technique de leur domaine.

Rendre service à la collectivité

En plus de la recherche et de l'enseignement, les professeurs de l'Université du Québec à Chicoutimi sont également encouragés à s'impliquer dans la communauté, affirme Éric Pilote.

« Le service à la collectivité est un aspect important de la profession. On contribue à enrichir notre communauté à tous les niveaux. Le mythe du professeur dans sa tour d'ivoire, ça existe de moins en moins », ajoute-t-il.

Selon lui, peu importe leur domaine, les professeurs-chercheurs trouvent le moyen de s'impliquer de plusieurs façons. « Il y a une préoccupation envers le milieu. J'ai été professeur en travail social et lorsque je regarde dans ce domaine, tous les organismes communautaires de la région, les services de santé et de services sociaux ont des problématiques, que ce soit la pauvreté, l'injustice au niveau social ou encore la violence. On ne vit pas isolé, alors c'est difficile d'ignorer ces problèmes. Les professeurs vont donc pouvoir se pencher là-dessus, pour trouver des moyens de coordonner tous les organismes, par exemple », raconte le doyen.

Par ailleurs, M. Pilote estime que les professeurs peuvent également faire partie de conseils d'administration ou encore s'impliquer dans plusieurs organismes, selon son domaine d'expertise.

« Le professeur à l'écoute des besoins de la communauté va essayer de répondre à un engagement dans le milieu. Ils peuvent être bénévoles ou aider un organisme avec leur expertise. Ils peuvent également être dans les hôpitaux ou dans les cégeps, par exemple. De cette façon, ils amènent leur expérience à la communauté », conclut le doyen.

Davantage de professeurs nécessaires

S'il était dans un monde idéal, le doyen des affaires départementales de l'Université du Québec à Chicoutimi, Éric Pilote, engagerait davantage d'enseignants, surtout pour essayer de diminuer la tâche de ceux déjà en poste. 

« On a des groupes de cent étudiants. J'aimerais être capable de réduire les groupes, pour que la relation entre le professeur et les élèves soit améliorée. C'est quelque chose que les professeurs nous demandent également. On veut demeurer un milieu de vie à taille humaine », raconte le doyen.

Par ailleurs, il mentionne que le plancher d'emploi de la convention collective, qui demande qu'il y ait un nombre minimal de professeurs, n'est pas respecté pour le moment.

« C'est impossible présentement avec la situation financière qu'on connaît, explique M. Pilote. Avec les coupes qu'on a eues, on doit faire des choix. C'est sur que j'aimerais être capable de combler le plancher d'emploi. Mais on y va avec les besoins des départements les plus pressants. »

Malgré tout, l'université vient d'embaucher une quinzaine de professeurs pour remplacer des départs à la retraite. L'UQAC a également un ratio de 21 étudiants inscrits à temps plein par professeur. « C'est quand même un bon ratio par rapport aux autres universités. Récemment, la Fédération québécoise des professeures et professeurs d'universités, la FQPPU, mentionnait que le ratio était à 25 dans la majorité des établissements, et la fédération souhaite le faire descendre vers 20 étudiants par professeur », conclut M. Pilote.

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