Un refuge pour ratons laveurs

Theophilia est un des pensionnaires du Centre refuge... (Courtoisie)

Agrandir

Theophilia est un des pensionnaires du Centre refuge Nymous.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mélissa Viau
Le Quotidien

CHRONIQUE / Selon Jacques Lessard et Rachel Garenne, propriétaires du Centre refuge Nymous à Sainte-Béatrix dans Lanaudière, il manque de ressources pour les animaux sauvages au Québec. Leur centre a été inspiré d'une histoire sensiblement pareille à celle de May.

Après s'être fait enlever leur raton laveur de 22 mois, en mars 2014, le couple a créé un centre d'observation éducatif et à vocation de sanctuaire pour divers animaux non réhabilitables. «C'est tellement un gros traumatisme de devoir se faire saisir un animal qu'on aime», stipule monsieur Lessard qui, encore aujourd'hui, a peine à retenir ses larmes. Le Centre refuge Nymous est aussi un refuge d'animaux de la faune en cas d'urgence, à des fins de réhabilitation, spécialisé sur les ratons laveurs. «Il manque de refuges pour ces animaux que les gens sauvent d'une mort certaine. Le plus aberrant c'est que si quelqu'un veut avoir un élevage de ratons laveurs ou de renards, pour la fourrure, il est admissible à des subventions, mais pas pour un refuge», relate monsieur Lessard qui doit constamment mendier pour que son refuge survive.

Présentement, le Centre refuge Nymous héberge 22 ratons laveurs et un ourson. Cet automne, ils ont dû refuser plusieurs demandes. Le problème vient du fait que les gens ramassent des bébés animaux qu'ils élèvent dans leur maison et ne savent plus quoi en faire au bout de quelques mois. «Les gens ne connaissent tellement pas les lois. Ils ne savent pas que c'est illégal. Certains nous demandent même s'ils peuvent acheter un raton laveur chez nous», poursuit monsieur Jacques.

Parmi tous ces ratons laveurs hébergés au Centre refuge Nymous, certains ont été blessés dans des pièges, d'autres ont été trouvés orphelins, mais on peut aussi se demander si certaines captures auraient pu être évitées. Aimer les animaux, au point de les arracher égoïstement à la vie sauvage, ça fait aussi partie des façons de mal aimer les bêtes.

C'est pourquoi Jacques Lessard et Rachel Garenne doivent constamment faire de la sensibilisation pour éviter que des animaux soient amenés au refuge inutilement, alors qu'ils auraient eu une chance de survie en nature.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer