Le paradis des cyclistes

Cols du Fjord... (Photo tirée de Facebook)

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Cols du Fjord

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CHRONIQUE / Je vous racontais dans l'édition du Quotidien de samedi que j'avais amorcé la dixième édition des Cols du Fjord la veille. Si vendredi fut une journée pénible en raison de la chaleur accablante, celle de dimanche s'est tellement bien déroulée que j'aurais repris la route le lendemain !

Peut-être pas à ce point, mais il s'est créé un rythme au cours de la fin de semaine auquel le corps s'est habitué. Le mercure a également chuté de quelques degrés, ce qui a aidé. Bref, près de 370 kilomètres et 5400 mètres de dénivelé positif plus tard, j'étais surpris, et déçu, de voir que ces trois jours de vélo étaient déjà terminés.

Faisons un petit retour sur les deux dernières journées. Samedi, le peloton de 56 cyclistes quittait L'Anse-Saint-Jean en direction de Tadoussac. J'utilise le terme peloton, mais en fait, chacun roule à sa vitesse et il y a une sorte de « sélection naturelle » dans la formation des groupes. C'est ce qui fait la beauté de l'événement. Il n'y a pas d'obligation de rouler à une vitesse précise. Tu y vas à ton rythme, il n'y a pas de stress. C'est carrément des vacances. Tu travailles (des jambes), mais personne ne te dit quoi faire.

La route 170 reliant L'Anse-Saint-Jean à Saint-Siméon est magnifique. Un accotement adéquat, une chaussée en bon état et une route sillonnant les impressionnantes montagnes du Bas-Saguenay. 

Nous avons également fait un détour par le quai de Petit-Saguenay, afin d'admirer le fjord du Saguenay. Quoique cahoteuse, cette descente de six kilomètres vaut la peine d'être faite. L'arrivée à Saint-Siméon est également de toute beauté. Peut-être que certains finissent par s'en lasser, mais la vue du fleuve Saint-Laurent va toujours me charmer. 

L'ascension de près de trois kilomètres directement après Saint-Siméon en direction de Baie-Sainte-Catherine a de quoi nous faire descendre de notre nuage assez rapidement. Mais bon, on ne participe pas aux Cols du Fjord uniquement pour admirer le paysage, mais aussi pour se « faire mal ». La route jusqu'au traversier Baie-Sainte-Catherine/Tadoussac n'est qu'une formalité, ou presque.

Dimanche, nous avons pris la direction de Chicoutimi à partir de l'Hôtel Tadoussac. D'ailleurs, l'établissement ouvert en 1865 a un petit cachet historique plutôt intéressant. Toujours un plaisir d'y loger. En plus, le lit était hyper douillet. Mais ça, c'est une autre histoire. Un peu comme samedi sur la 170, la route 172 est un autre paradis pour les cyclistes. On y longe la rivière Sainte-Marguerite pendant plusieurs kilomètres, et les immenses montagnes nous font sentir bien petit sur notre vélo.

L'organisation des Cols suggérait aux participants de descendre jusqu'à Sainte-Rose-du-Nord. Certains avaient avant tout hâte d'arriver à destination et ont donc choisi de filer droit vers l'Hôtel Chicoutimi. Plusieurs ont tout de même décidé de plonger vers Sainte-Rose, qui fait d'ailleurs partie de l'Association des plus beaux villages du Québec. Une fois de plus, une vue imprenable sur le fjord nous attendait.

Les Cols du Fjord, ce n'est pas seulement une randonnée à vélo. C'est aussi toute une carte de visite pour la région. En ce sens, près de 80 pour cent des inscrits à l'édition 2016 ne provenaient pas du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Comme rien n'est parfait, je me dois de critiquer un peu. Non pas sur la qualité de l'organisation, mais bien sur l'état de notre réseau routier. C'est un peu triste de constater que tout au long du week-end, les plus importantes crevasses ont été constatées dans le rang Saint-Martin, entre Chicoutimi et La Baie. Ce chemin fait à peine 15 kilomètres, il me semble que ça serait bien de renouveler le bitume.

Une petite anecdote cocasse pour terminer. Samedi, un groupe de cyclistes a, selon la rumeur, manqué d'eau à Sagard. C'est dans cette petite municipalité qu'on retrouve le Domaine Sagard de Paul Desmarais. Les cyclistes ont eu l'audace d'aller sonner à l'entrée de la barrière du domaine, afin de demander de l'eau. « Il n'y a pas d'eau ici », se sont-ils fait répondre. Rassurez-vous, tout s'est bien terminé.

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