Mission: encadreur

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CHRONIQUE / Accueillir près de 8000 cyclistes (7000 participants à La Boucle et 1000 au Grand défi) dans une région, ça demande tout un travail de coordination. L'équipe du Grand défi Pierre Lavoie, avec ses nombreux bénévoles, a relevé le défi avec brio, samedi, dans le cadre de La Boucle.

J'étais l'un des cyclistes à prendre le départ à Saint-Jean-sur-Richelieu, et j'ai été surpris de voir à quel point tout était prévu, que rien n'était laissé au hasard. J'ai de la misère à ne rien oublier lorsque je sors de chez moi, comment une organisation, aussi grosse et professionnelle soit-elle, peut-elle tout prévoir ?

C'est ce que celle du GDPL a réussi à faire. Du moins, à mes yeux. Peut-être que certains cyclistes vous diront le contraire, mais moi, je n'ai manqué de rien. De la ligne de départ au lunch de clôture, en passant par les trois ravitaillements, tout le monde semblait savoir où s'en aller.

D'ailleurs, félicitations aux citoyens des différentes municipalités de la Montérégie. Ils étaient tellement contents de nous voir, ça se répercutait directement sur l'énergie des cyclistes.

Se sentir utile

C'était la quatrième fois en autant d'années que je participais à La Boucle. À chacune des trois premières éditions, j'ai vécu quelque chose de différent. L'effet de nouveauté de la première fois, une pluie battante et du temps froid lors de la deuxième et de belles rencontres l'an dernier à Montmagny.

Cette fois, j'ai voulu vivre quelque chose de plus « impliqué » en offrant mes services comme encadreur. Le tout sans grande prétention, puisque je ne suis pas nécessairement celui qui va maintenir une moyenne de 45 km/h pendant quatre heures. C'est juste que je me suis dit que si je pouvais prodiguer quelques conseils ici et là, pourquoi pas ? Après tout, j'ai quand même quitté le Saguenay à 3 h samedi matin. Fallait bien que ce réveil brutal serve à quelque chose.

Ça peut paraître drôle, mais je me suis senti utile avec ma fameuse veste d'encadreur sur le dos. Non, je ne me suis pas pavané pendant 130 kilomètres en lançant à qui veut l'entendre que j'étais un des 200 quelque encadreurs de La Boucle.

J'ai pris mon rôle au sérieux, en essayant tant bien que mal de cacher du vent ceux et celles qui semblaient en avoir besoin, en plus de donner quelques petits conseils de base. J'ai même poussé quelques individus, dont une dame - une certaine Monique -, dans les cinq derniers kilomètres.

« Monsieur, mon amie a besoin d'aide », m'a lancé l'autre dame qui accompagnait ladite Monique. Pousser quelqu'un, ça fait que ça brûle dans les jambes. Ça brûle, mais en même temps, ça fait du bien. Dans le sens où tu sens réellement que la personne sur qui tu poses ta main apprécie cette aide.

Être encadreur était également, même surtout, un excellent prétexte pour jaser avec les gens. « Tout va bien ici ? », ai-je demandé plusieurs fois dans la journée. Et hop, la discussion était lancée !

Un doyen

Figure de proue dans le monde du cyclisme régional, Roger Fillion était l'invité spécial de Pierre Lavoie. À 73 ans bien sonnés, M. Fillion a parcouru les 130 kilomètres avec sa conjointe. « Elle est plus en forme que moi ! », a rétorqué le sympathique monsieur, avouant qu'il avait trouvé certains segments plus ardus.

Celui qui a organisé, participé et assisté à plusieurs événements cyclistes au cours de sa vie a pu évaluer le travail des organisateurs du Grand défi. À ses yeux, La Boucle est un événement à vivre au moins une fois dans sa vie.

« Le Grand défi Pierre Lavoie n'a rien à envier à personne, a mentionné Roger Fillion. Pierre m'a demandé de lui donner mes commentaires, sur les choses à améliorer notamment. Honnêtement, j'en cherche encore. »

Une fleur à la région

Cyclistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, je peux vous confirmer que vous avez une bonne réputation dans la province. Pendant que je parlais à un monsieur, je lui ai dit d'où je venais. Il a immédiatement répliqué avec un : « Ouais, vous êtes pas mal tous des bons rouleurs par chez vous ». « C'est grâce à nos côtes ! », lui ai-je répondu, ne sachant pas trop quoi dire en fait.

Bref, chers cyclistes de la région, venez donc vous montrer de quel bois vous vous chauffez, l'an prochain à Montréal, lors de la cinquième édition de La Boucle. Mais je vous avertis, il se peut que les côtes se fassent rares...

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