Le ménage de notre maison commune

Le ménage n'a visiblement pas été fait ici.... (Archives Le Nouvelliste)

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Le ménage n'a visiblement pas été fait ici.

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Le Quotidien

CHRONIQUE ÉGLISE / Ici au Québec, quand arrive le printemps, dépendamment des régions, en avril ou en mai, on fait un grand ménage à l'intérieur et à l'extérieur de nos maisons.

On ouvre les fenêtres qui ont été fermées pendant l'hiver, pour permettre au vent d'y circuler librement et d'aérer la maison. Discrètement, il nous offre de sentir et de respirer à pleins poumons la douce et chaude brise printanière tant attendue! Alors on sort les balais, les aspirateurs, les serpillières, les râteaux, les boyaux d'arrosage, tous ces instruments dont on a besoin pour ce grand nettoyage du printemps. On en profite pour ranger et garder ce qui est utile, se débarrasser ou plutôt donner et offrir ce qui nous encombre et ne nous est plus nécessaire.

N'est-il pas bon et combien allégeant que de faire de temps en temps du ménage dans chacune de nos maisons? Aussi, pourquoi ne pas faire du ménage dans cette maison commune que nous habitons? Maison commune, dis-je, c'est l'expression que le pape François utilise dans sa lettre encyclique Loué sois-tu

Quelle est-elle cette maison commune «qui, comme une soeur avec laquelle nous partageons l'existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts» dit-il? Il s'agit de cette maison bâtie pour nous par le Créateur lui-même. C'est cette belle planète terre que nous habitons!

«Loué sois-tu mon Seigneur pour soeur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et les herbes » chantait saint François d'Assise dans son beau cantique, louant et remerciant le Créateur pour toute sa création. Il nous rappelait que soeur notre mère la terre, est notre maison. Pourtant, qu'en avons-nous fait de cette maison commune qui aurait un urgent besoin d'être nettoyée de fond en comble par un bon ménage? Au tout début de l'encyclique, le pape François fait cette constatation : « Cette soeur crie en raison des dégâts que nous lui causons par l'utilisation irresponsable et par l'abus des biens que Dieu a déposés en elle. Nous avons grandi en pensant que nous étions ses propriétaires et ses dominateurs, autorisés à l'exploiter. La violence qui est dans le coeur humain, blessé par le péché, se manifeste aussi par les symptômes de maladies que nous observons dans le sol, dans l'eau, dans l'air et dans les êtres vivants. » 

Cette lettre encyclique qui fut offerte au mois de mai l'an dernier, s'adresse non seulement aux Chrétiens, mais aussi à toute l'humanité. 

Elle nous rappelle qu'il y aurait à faire un bon ménage dans notre maison qu'est la terre, mais aussi et surtout, un bon nettoyage à faire dans nos relations humaines et dans chacun de nos coeurs où se sont installés, méfiance, suspicion et égoïsme. 

Si vous n'avez pas lu cette encyclique, je vous invite à la lire; vous y retrouverez les instruments dont nous avons besoin pour faire ce ménage nécessaire. 

Frère Michel Gagné, capucin

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