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Une visite de l'Institut universitaire de technologie (IUT)... (PhotoLe Quotidien, Catherine Doré)

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Une visite de l'Institut universitaire de technologie (IUT) de Tours.

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Catherine Doré
Le Quotidien

CHRONIQUE / C'est à Tours cette semaine que se tiennent les 9es Assises du journalisme de France. Près de 200 journalistes sont attendus dans cette jolie ville située à un peu plus d'une heure de TGV de Paris. Avec pour thème «Le prix de l'info», les Assises promettent d'explorer l'avenir du financement des médias, un sujet d'actualité aussi important chez nous que sur le Vieux continent.

Les Offices jeunesses internationaux du Québec (LOJIQ) ont créé une délégation de 13 jeunes journalistes et des étudiants, dont l'auteure de ces lignes et le collègue Dave Ainsley font partie.

Dans le nerf de la guerre du financement se trouvent aussi les écoles, qui bataillent ferme pour obtenir des étudiants et du financement. 

Les Assises ne débutant officiellement que mercredi, nous avions au programme une visite de l'Institut universitaire de technologie (IUT) de Tours, rattachée à l'Université François-Rabelais. Rapidement, les comparaisons entre le programme et celui d'Art et technologie des médias, qui fait la fierté du Cégep de Jonquière, sont nombreuses. Des classes plus intimes que les amphithéâtres universitaires, des jeunes triés sur le volet (seuls 25 élus sur 650 candidatures), une formation plus «terrain» que théorique... et des finissants qui doivent se faire valoir contre un diplôme «supérieur» (technique vs baccalauréat, baccalauréat vs master).

Une taxe d'apprentissage

Mais le programme de l'IUT compte aussi des différences majeures avec ATM: entre 28 et 38 semaines de stages (souvent non rémunérés!). Surtout, une grosse partie du financement des écoles de journalisme françaises provient de la taxe d'apprentissage des médias. Cette taxe est prélevée sur la masse salariale des entreprises de presse, et celles-ci peuvent choisir en partie quelle école elles souhaitent financer.

Un concept intéressant pour les entreprises qui peuvent exiger des changements dans la formation pour répondre aux besoins du marché, mais qui exige des écoles qu'elles se livrent une lutte continue pour obtenir des subventions et solliciter des grandes entreprises. Pas trop évident!

Le modèle serait difficile à implanter au Québec sans voir les grands médias nationaux financer les programmes des universités de Montréal ou de Québec au détriment d'une la formation offerte à Jonquière...

L'art et le gars de la construction

Petite anecdote: c'est à Tours que l'on retrouve le Musée d'art du compagnonnage. Le compagnonnage, c'est un ordre ancien de ceux qui exercent un métier comme couvreur de toitures, menuisier ou mécanicien. Pour avoir «ses cartes», donc sa certification de compagnon, il devait réaliser une oeuvre d'art et la présenter à une sorte de jury. Ces oeuvres de toutes sortes sont ensuite exposées à Tours. Imaginez un instant qu'un gars de la construction québécois se voit dans l'obligation de faire de l'art. Nous aurions de belles surprises!

Cette participation aux Assises du journalisme de Tours a été rendue possible grâce à une bourse des Offices jeunesses internationaux du Québec (LOJIQ). . Pour plus d'informations, rendez-vous au www.lojiq.org

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