Inespéré

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En 2004-2004, le Trophée Ron Lapointe avait été remis à l'entraîneur des Saguenéens, Richard Martel.

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CHRONIQUE / Le Trophée Ron Lapointe, remis au meilleur entraîneur de l'année dans la LHJMQ, est décerné à...

À ce moment, le nom de Yanick Jean pourrait très bien être prononcé lors du gala des Rondelles d'or, le 6 avril. Sous sa gouverne, ce que les Sags ont réussi à accomplir lors des derniers mois est tout simplement miraculeux.

J'y vais de mon bilan de saison hâtivement parce que je vais rater la dernière portion du calendrier régulier. Je fais partie d'une délégation québécoise, organisée par Les offices jeunesses internationaux du Québec, qui participera aux Assises du journalisme international, à Tours, en France. De toute façon, dans deux semaines, la note demeurera la même.

Au début du mois d'octobre, le portrait était pourtant plutôt sombre après neuf défaites. Malgré tout, Yanick Jean est demeuré calme et répétait pratiquement tous les jours que c'était une question de temps avant que l'équipe se mette à connaître du succès. Depuis la dixième rencontre de la saison, les Sags se maintiennent sans problème dans la première moitié du classement. Aux Fêtes, après les échanges de Gabryel Boudreau et de Garrett Johnston, une baisse de régime était envisageable, et même prévisible, mais il n'en est rien. Mine de rien, ils peuvent encore espérer obtenir l'avantage de la glace en première ronde. Je dois lever mon chapeau au descripteur Sébastien Morin qui a été le seul à ne pas mettre les Sags dans la cave dans ses prédictions.

Un élément qui frappe chez les Sags, c'est la tenue défensive de l'équipe. Étonnamment, avec trois défenseurs de 16 ans, les Chicoutimiens s'en tirent vraiment très bien avec 200 buts accordés, le même nombre que les Cataractes de Shawinigan. Julio Billia représente un facteur important de ces succès défensifs, mais le vétéran gardien n'a pas tout fait seul. La façon de ses coéquipiers de jouer devant lui est également cruciale. Les partisans présents au centre Georges-Vézina jeudi soir en ont eu la démonstration. Quand l'application des consignes n'est pas optimale, Julio Billia ou non, les Sags sont dans le trouble. Ce qui est rassurant, c'est que ce manque de concentration peut se compter sur les doigts d'une main.

Sans l'ombre d'un doute, Nicolas Roy s'est établi comme le meneur offensif des Sags. À 18 ans, il est devenu le joueur de premier plan que tous les recruteurs voyaient en lui. Au repêchage de 2013, tous les observateurs s'entendaient pour dire que Nicolas Roy était dans une classe à part. En sachant fort bien que le natif d'Amos ne se présenterait pas au Cap-Breton, le directeur général des Screaming Eagles, Marc-André Dumont, n'a jamais hésité avant de le sélectionner avec le premier choix. Il a fait sauter la banque quelques mois plus tard en expédiant Roy aux Saguenéens en retour de deux choix de première ronde et le défenseur Loïk Léveillé.

Malgré une pression démesurée pour une recrue, le numéro 55 a connu une première saison très respectable, mais sa production est demeurée sensiblement la même la saison suivante. Pendant ce temps, le choix suivant, Anthony Beauvillier faisait la pluie et le beau temps, enfilant l'aiguille à 42 reprises, un total impressionnant pour un joueur de 17 ans. Pour être honnête, la contribution de Nicolas Roy ne se résumait pas seulement à sa production offensive, mais l'écart était important. Pendant que Roy était repêché en quatrième ronde par les Hurricanes de la Caroline au dernier repêchage de la Ligue nationale, les Islanders de New York réclamaient Beauvillier au premier tour, au 28e rang.

Nicolas Roy a remis les pendules à l'heure avec son éclosion des derniers mois. Premier joueur des Sags à atteindre le plateau des 40 buts depuis Francis Paré en 2007-2008, il s'approchera dangereusement de la cinquantaine. Le plus impressionnant, c'est sa constance alors qu'il n'a été blanchi que neuf fois de la feuille de pointage. Ça démontre qu'il se présente match après match. À 19 ans l'an prochain, il sera tout simplement dominant. Finalement, malgré la facture très salée, les Sags ont fait un très bon coup avec Nicolas Roy.

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